Madonna et Saints Enfant

MARIOLOGIE

Mater admirabilis ou les quinze premières années de Marie immaculée

Mater admirabilis ou les quinze premières années de Marie immaculée

Abbé Alfred Monnin

Lorsqu’un visiteur de la Ville Éternelle a franchi les cent vingt marches de marbre blanc qui séparent la place d’Espagne du Monte Pincio, pour frapper à la porte de l’ancien couvent des Minimes, occupé aujourd’hui par les religieuses du Sacré-Cœur de Jésus, une portière, au nom de Mater-Admirabilis, le conduit dans un petit sanctuaire pratiqué au milieu du cloître supérieur.

Vie intérieure de la Très-Sainte Vierge

Vie intérieure de la Très-Sainte Vierge

Abbé Jean-Jacques Olier

Dieu le Père engendre son fils en lui-même. Dans la contemplation de soi-même qui le ravit, il voit naître son Fils, comme un miroir, où il se trouve représenté substantiellement, comme l'enseigne l'Apôtre ( Epitre aux Hébreux, 1, 3 ). Ce miroir l'absorbe dans l'amour de lui-même; et en cet amour du Père et du Fils est produit le divin Esprit.

La mère des chrétiens et la reine de l'église

La mère des chrétiens et la reine de l'église

Abbé Joseph Lemann

On a généralement le tort de quitter trop tôt le Cénacle, dans l'explication des faits de la primitive Église. On s'occupe de cette salle célèbre quand il s'agit de l'institution du grand sacrement d'amour et de la descente du Saint-Esprit; puis l'attention s'en détourne, et le Cénacle demeure solitaire comme un monument historique. C'est là non seulement une lacune, mais encore un dommage dans la compréhension de l'unité : on perd un fil conducteur.

La légende de Notre-Dame

La légende de Notre-Dame

Abbé Joseph-Épiphane Darras

CHAPITRE PREMIER

Naissance de sainte Anne. - Son mariage avec saint Joachim. - La fête des Encénies. - Le nid de passereau. - La porte Dorée. - Immaculée Conception de Notre-Dame.

Anna, pia mater, ave ;
Anne nomen est suave.
Anna sonat gratiam.

Salut, Anne, pieuse mère;
Votre nom est un parfum.
Anne veut dire grâce.
Prose de sainte Anne dans les anciens brév. français.)

L'an 55 avant Jésus-Christ, sous la domination impie des Romains, dit Vincent de Beauvais, deux époux vivaient selon le coeur de Dieu dans la petite ville de Bethléem , au doux pays de Judée. Ils se nommaient Stolan et Emérentiane. L'innocence de leur vie rappelait les temps heureux des patriarches, dont ils étaient les enfants : ils attendaient , avec les Hébreux fidèles, l'accomplissement des prophéties qui annonçaient un Sauveur. Le Ciel bénit leur union, et leur donna une fille qu'ils nommèrent Anne.

Le culte de la bienheureuse Vierge Marie mère de Dieu (Tome 1)

Le culte de la bienheureuse Vierge Marie mère de Dieu (Tome 1)

Abbé Théodore Combalot

Venerunt autem mihi omnia bona pariter cum illa.
Tous les biens me sont venus à la fois avec elle. (SAP. VII, JL)

Ces paroles du Livre de la Sagesse s'appliquent admirablement à la station du Mois de Marie. Elles caractérisent, avec une sorte de plénitude, les biens qui sont le fruit du culte si salutaire et si doux de la Reine des Anges. Venerunt autem mihi omnia bona pariter cum illa.

Le culte de la bienheureuse Vierge Marie mère de Dieu (Tome 2)

Le culte de la bienheureuse Vierge Marie mère de Dieu (Tome 2)

Abbé Théodore Combalot

Les courtisans des rois veillent aux avenues et aux portes de leur palais. Esclaves des caprices de ces maîtres du monde, on les voit épier un regard, un signe, un geste ; et les humiliations imposées à la bassesse, n'ont rien qui étonne et qui décourage les flatteurs de ceux qui dispensent les biens et les honneurs d'ici-bas. Ces dominateurs superbes pourront traiter leurs courtisans en valets, pourvu qu'ils les dédommagent en les élevant dans les régions du pouvoir et de la fortune.
Heureux, mes très-chers frères, ceux qui veillent aux portes du sanctuaire de la Reine des Anges! Heureux ceux qui se font les courtisans et les serviteurs de cette divine Mère de la grâce !

La Sainte Vierge

La Sainte Vierge

Abbé Ulysse Maynard

Dans la façon de voir de notre intelligence, le mot de prédestination offre un sens d'antériorité et de préordination successive et graduée.

Il n'en est pas ainsi en Dieu , où il n'y a ni avant ni après, mais un présent indivisible et éternel ; ni tâtonnements, ni opérations progressives , mais coordination instantanée de vues très simples à un but absolument parfait, et conçu et voulu dans la même instantanéité éternelle.
Aussi, dans la langue chrétienne , à qui ce mot appartient, la prédestination, providence supérieure , ne se dit que d'une certaine préordination éternelle en Dieu des choses qu'il fera dans le temps par la grâce ; et, en ce sens , elle est synonyme de préexcellence.

Marie, étoile de la mer

Marie, étoile de la mer

Docteur Luigi Maria de Conciliis

Voici, auguste Mère de Dieu,voicie nfin ce faible tribut de respect et de louange que je vous promis ily a déjà bien des années,lorsqu'enveloppé d'un déluge de maux,et déjà sur le bord d'horribles abîmes, près de m'engloutir, je me tournai vers vous, comme vers l'Etoile du matin, vous suppliai de me sauver, et vous me sauvâtes.

Légendes de la Sainte Vierge

Légendes de la Sainte Vierge

Jacques Collin de Plancy

LÉGENDE DU SIRE DE CHAMPFLEURY.

Il y avait au douzième siècle , à Champfleury, dans la comté de Champagne, un chevalier, plus libéral dit-on que ne le conseillait la prudence et que ne l'eût permis sa fortune. Trop adonné peut-être à ses plaisirs, il dissipa en fêtes toutes ses richesses et tomba assez vite dans une détresse profonde. Ses amis, si dévoués lorsqu'ils n'étaient que les convives de ses festins, ne le connurent plus dès qu'il devint pauvre.
Il avait uni son sort à celui d'une jeune damoiselle dont l'aimable bonté, la modestie, la candeur et les grâces naïves le rendaient au moins heureux époux. ...

La Vierge Marie et le plan divin - nouvelles études sur le philosophiques sur le christianisme (Tome 1)

La Vierge Marie et le plan divin - nouvelles études sur le philosophiques sur le christianisme (Tome 1)

Jean Jacques Auguste Nicolas

LA VIERGE MARIE DANS LE PLAN DIVIN

Il serait téméraire au navigateur de quitter le rivage, et de s'aventurer, sur le mouvant abîme, à la reconnaissance d'un monde lointain, sans instruments nautiques pour s'y diriger. Mais, à l'aide de ces instruments, il peut tenter raisonnablement l'entreprise, et la fidèle rencontre des continents avec les indications qu'il retire de ce secours vient justifier heureusement sa hardiesse. Ainsi ne devons-nous pas aller à la reconnaissance du Plan divin, sans prendre avec nous le compas de la révélation, si je puis ainsi dire, et la carte de la parole de Dieu, substance de ce que nous devons espérer, argurment de ce qui neparaît pas encore, et l'accord de notre découverte avec ces célestes moyens de direction, sera sa justification et notre récompense.

La Vierge Marie et le plan divin - nouvelles études sur le philosophiques sur le christianisme (Tome 2)

La Vierge Marie et le plan divin - nouvelles études sur le philosophiques sur le christianisme (Tome 2)

Jean Jacques Auguste Nicolas

LA VIERGE MARIE VIVANT DANS L'ÉGLISE

Le Christianisme est connaissance, imitation et vie de Jésus-Christ dans le monde.
Les trois parties de nos Nouvelles Études répondent à ces trois caractères du Christianisme : elles ont pour objet d'inspirer la connaissance, l'imilation et la vie de Jésus-Christ, par la connaissance, l'imitation et la vie de la Sainte Vierge : sa connaissance, dans le Plan divin; son imitation, d'après l'Évangile ; sa vie, dans l'Église.
On a déjà pu juger, par la première partie de cet ouvrage, comment la connaissance de la Vierge Marie opère la connaissance de Jésus-Clirist.

La Vierge Marie et le plan divin - nouvelles études sur le philosophiques sur le christianisme (Tome 3)

La Vierge Marie et le plan divin - nouvelles études sur le philosophiques sur le christianisme (Tome 3)

Jean Jacques Auguste Nicolas

LA VIERGE MARIE VIVANT DANS L'ÉGLISE

Quand le Christianisme rapporta dans le monde païen la notion de Dieu créateur, seul étant par Lui-même, et tout ce qui existe n'étant que par Lui, il en chassa Tidolâtrie.
La création tout entière fut dépouillée par cette doctrine de ce culte sacrilège d'adoration dont elle était l'ohjet : elle parut dépendante, précaire, suspendue sur le néant d'où la toute-puissance de Dieu l'avait tirée; et ridée de ce Dieu gagna tout ce que celle de la création perdait.

La Vierge Marie et le plan divin - nouvelles études sur le philosophiques sur le christianisme (Tome 4)

La Vierge Marie et le plan divin - nouvelles études sur le philosophiques sur le christianisme (Tome 4)

Jean Jacques Auguste Nicolas

LA VIERGE MARIE VIVANT DANS L'ÉGLISE II

La première question qui se présente dans celle nouvelle exposition est celle de l'Antiquité au culte de la Sainte Vierge.
L'Antiquité du culte de la Très-Sainte Vierge est un des sujets qui éveillent le plus la curiosité de notre temps. Il en est des découvertes archéologiques ou historiques, sur ce point capital de la Genèse chrétienne, comme des découveirtes de la géologie par rapport à la Genèse biblique : tout le monde s'en émeut, catholiques, protestants, incrédules même. ...

Cent-cinquante beaux miracles de Notre-Dame de Lourdes

Cent-cinquante beaux miracles de Notre-Dame de Lourdes

Mgr de Ségur

Année 1863

GUÉRISON SUBITE ET MERVEILLEUSE D'UNE COXALGIE DÉCLARÉE INCURABLE

EDME REMY, DE PLOERMEL (diocèse de Vannes) Le 28 février 1863.

Il s'agit ici d'un enfant de trois ans, dont la grandmère, madame Anger, racontait ainsi qu'il suit et la maladie et la guérison :

A la suite d'une chute faite pendant une promenade, le 25 janvier 1863, mon petit-fils, Edme Remy, agé de trois ans, souffrait horriblement de la jambe gauche. Deux personnes, réputées habiles, lui avaient donné leurs soins sans obtenir aucun bon résultat. Ses parents, sur le conseil qui leur en fut donné, le conduisirent à Rennes et le présentèrent au docteur Aubrée, lequel constata un tel gonflement dans les cartilages de l'articulation du fémur, que la jambe, devenue plus longue que l'autre, menaçait de se disloquer complètement. ...

Imitation de la Très Sainte Vierge sur le modèle de l'Imitation de Jésus-Christ

Imitation de la Très Sainte Vierge sur le modèle de l'Imitation de Jésus-Christ

Père Alexandre Joseph de Rouville

Bienheureux ceux qui ne s'écartent
point des vores queje leur ai tracées ! bien heureux celui qui écoute ce que je lui dis dans les exemples de vertus queje lui ai donnés !
L'Église , en mettant ces paroles sur les
lèvres de Marie , nous exhorte à étudier la conduite que celte Reine des saints a menée sur la terre , et à imiter ce que nous admirons en elle.
Heureux , en effet, qui imite Marie , puisqu'en imitant Marie il imite Jésus, le roi et le premier modèle de toutes les vertus !

Histoire critique et religieuse de Notre-Dame de Lorette

Histoire critique et religieuse de Notre-Dame de Lorette

Père Armand-Benjamin Caillau

La Maison, disons plutôt la chambre sacrée de Nazareth, ou Marie prit naissance et passa dans le recueillement ses premières années; ce vénérable séjour, où l'ange vint annoncer à cette Vierge pure l'accomplissement du plus auguste mystère, et qui servit pendant trente ans d'asile au Fils de Dieu, exilé volontairement ici bas; ce noble sanctuaire longtemps honoré dans l'orient, par les visites des saints, et par les hommages des rois ; ce mystérieux édifice arraché par un prodige à la profanation des Barbares, et transporté au dessus des nues par la main des anges dans des régions plus fidèles; l'auguste cellule de Nazareth devenue dans l'occident comme elle l'avait été dans l'orient, le but des pélerinages du monde chrétien ; tel est le grand événement dont j'ai entrepris l'histoire; tel est le fait religieux que je me propose de venger des objections d'un siècle frivole et incrédule, telle est la merveille dont j'espère établir par des preuves invincibles l'incontestable vérité.

La Mère de Dieu et la mère des hommes d'après les Pères et la théologies (Tome 1)

La Mère de Dieu et la mère des hommes d'après les Pères et la théologies (Tome 1)

Père J. B. Terrien

PREMIERE PARTIE
LA MERE DE DIEU

INTRODUCTION
I. — La maternité virginale de Marie fera tout le sujet de cet ouvrage. Nous n'avons donc pas le dessin d'exposer directement chacun des mystères et des privilèges de la Mère de Dieu ; encore moins d'écrire son histoire, ou d'expliquer en détail par quelles pratiques la piété des fidèles peut lui rendre l'amour et le culte qui lui sont dus. Encore une fois^ c'est la maternité que nous aurons toujours en vue : la maternité qui a fait de Marie la Mère de Dieu selon la chair, et la maternité selon l'esprit qui lui donne les hommes pour enfants.

La Mère de Dieu et la mère des hommes d'après les Pères et la théologies (Tome 2)

La Mère de Dieu et la mère des hommes d'après les Pères et la théologies (Tome 2)

Père J. B. Terrien

PEEMIERE PARTIE
LIVRE V
Des prérogatives particulières accordées à la Bienheureuse Vierge en vue de sa maternité. — Les dons de l'intelligence dans la Mère de Dieu. — Du privilège qui la préserva dans sa volonté de toute faute personnelle, ou de son impeccabilité.

CHAPITRE PREMIER
Science surnaturelle de la Mère de Dieu. — Rapports entre la connaissance de l'homme innocent et celle de la B. Vierge. — Comment Marie, dès sa première origine, eut constamment la science actuelle des choses divines; — d'où le privilège d'avoir été sanctifiée avec le libre concours de sa volonté propre, à la manière des adultes.

La Mère de Dieu et la mère des hommes d'après les Pères et la théologies (Tome 3)

La Mère de Dieu et la mère des hommes d'après les Pères et la théologies (Tome 3)

Père J. B. Terrien

DEUXIEME PARTIE
LA MERE DES HOMMES
I
LIVRE PREMIER
Le fait et les raisons providentielles de la maternité spirituelle de Marie.
CHAPITRE PREMIER
Plan de revanche divine. — La première et la seconde Eve; l'une mère des morts, et l'autre, mère des vivants. — Doctrine des plus anciens Pères, universelle dans l'Eglise, attestant d'une manière authentique, par cette antithèse entre les deux mères, la maternité spirituelle de Marie.

La Mère de Dieu et la mère des hommes d'après les Pères et la théologies (Tome 4)

La Mère de Dieu et la mère des hommes d'après les Pères et la théologies (Tome 4)

Père J. B. Terrien

DEUXIEME PARTIE
LA MERE DES HOMMES

LIVRE VIII
Les enfants de Marie.
CHAPITRE PREMIER
L'Eglise et Marie. — Rapport de ressemblance entre l'une et l'autre quant au double caractère de mère et de vierge. — Comment dans ce parallèle Marie l'emporte excellemment sur l'Eglise, — et comment enfin, g'ràce à sa qualité d'exemplaire, elle est à l'Eglise ce qu'est une mère à sa fille.

Conférences sur les litanies de la Très-Sainte Vierge (Tome 1)

Conférences sur les litanies de la Très-Sainte Vierge (Tome 1)

Père Justin de Mieckow

Chaque jour l'on voit des hommes doctes offrir, dédier, consacrer leurs laborieuses élueuhrations à des rois et à de grands princes, afin que ces noms glorieux donnent de l'éclat à leurs œuvres et leur assurent un puissant patronage contre les envieux. Pour moi, plus ambitieux, je vous ai choisie, vous sa plus noble des reines, la grande Souveraine du monde, pour offrir, dédier et consacrer mon humble travail. J'ai voulu que la protection de votre nom lui donnai l'éclat que l'auteur ne saurait lui donner et la splendeur que je suis impuissant à faire briller sur lui. Je vous constitue donc la patronne de mon œuvre.

Conférences sur les litanies de la Très-Sainte Vierge (Tome 2)

Conférences sur les litanies de la Très-Sainte Vierge (Tome 2)

Père Justin de Mieckow

SANCTA TRINITAS, UNUS DEUS
SAINTE TRINITÉ, QUI ÊTES UN SEUL DIEU

Âpres avoir invoqué d'une manière expresse et distincte chacune des trois personnes divines : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, nous les invoquons de nouveau d'une manière implicite sous le nom de sainte Trinité et de Dieu Un, disant : SAINTE TRINITÉ, QUI ÊTES UN SEUL DIEU, AYEZ PITIÉ DE NOUS ! Nous allons en étudier les raisons.
72° CONFÉRENCE

POURQUOI; APRÈS AVOIR INVOQUÉ EXPRESSÉMENT LES TROIS PERSONNES DIVINES SOUS LE NOM DE PÈRE, DE FlLS ET DE SÀINT-ESPRIT, NOUS LES INVOQUONS DE NOUVEAU IMPLICITEMENT SOUS LE NOM DE SAINTE TRINITÉ.

SOMMAIRE. — 1. Motifs. — 2. Perfection de la foi. — 3. Confusion des infidèles. — 4. Efficacité des litanies. — 5. Effets merveilleux de l'invocation de la sainte Trinité. — 6. Pardon des péchés. — 7. Démons mis en fuite. — 8. Guérison des maladies. — 9. Tempêtes apaisées. — 10. Conclusion.

I. — Le père de l'éloquence romaine, Citéron, a eu raison quand il écrivait quelque part dans ses ouvrages : « L'ignorance des motifs laisse dans la surprise vis-à-vis d'une nouveauté. » Or, on pourrait trouver nouveau et étrange ce dessein de l'Église qui, après avoir invoqué expressément et distinctement les trois personnes divines, nous les fait invoquer de nouveau sous le titre de Sainte Trinité. Les raisons de cette conduite sont, à mon avis, la perfection de la foi chrétienne, la confusion des infidèles, la valeur et l'efficacité des litanies.

Conférences sur les litanies de la Très-Sainte Vierge (Tome 3)

Conférences sur les litanies de la Très-Sainte Vierge (Tome 3)

Père Justin de Mieckow

MATER INTEMERATA.

MÈRE SANS TACHE

Cette invocation nous montre que la glorieuse Mère de Dieu resta, après la conception et l'enfantement, une vierge pure, chaste, qu'elle fut à l'abri de toute souillure, de toute impureté, de tout contact. Car le verbe temero se dit des choses sacrées, d'où nous disons sacra temerata, lorsqu'il y a eu trouble, inobservation des rites ; nous disons, au contraire, sacra intemerata, lorsqu'il n'y a eu aucun trouble et que, dans leur accomplissement, les rites ont été observés. C'est delà que vient cette expression do Virgile : intemerata fuies. Marie est donc appelée Mater intemerata (Mère sans tache), parce que le sein que le Fils de Dieu a consacré en y entrant et y séjournant neuf mois, qu'il a ensuite scellé par sa sortie ou sa nativité, a été préservé de toute souillure, de toute violation et de tout commerce. C'est avec raison qu'elle est appelée Mère sans tache, car, après la très-sainte conception et l'admirable enfantement, elle demeura, comme avant la conception et l'enfantement, pure, chaste, toujours Vierge.

Conférences sur les litanies de la Très-Sainte Vierge (Tome 4)

Conférences sur les litanies de la Très-Sainte Vierge (Tome 4)

Père Justin de Mieckow

L'Église célèbre deux offices de la bienheureuse Vierge Marie, le grand et lo petit: le grand comprend un assez grand nombre de psaumes et de prières, et le petit en contient moins. Le premier qui récita le grand oflice fut saint Ildephonse, archevêque de Tolède, qui ilorissait vers Tan 660. Après avoir fait paraître un livre sur la virginité perpétuelle delà Mère de Dieu, il composa neuf leçons pour être récitées chaque samedi pendant l'office en l'honneur de la Mère do Dieu. Un samedi il entendit dans l'église une harmonie admirable; pensant qu'en son absence les chanoines célébraient l'office des matines, il courut aussitôt avec les siens à l'église et vit une grande clarté et des chœurs d'Anges chantant l'office qu'il avait composé, et la bienheureuse Vierge, dont les Anges célébraient les louanges, assise sur le siège épiscopal. L'office terminé, elle appela lldefonse et lui donna la chape qu'elle avait apportée du Ciel pour célébrer
De même, l'Ordre de Cluny, qui a commencé en l'année du Seigneur 812, a ordonné à un religieux de réciter ce même office tous les samedis, en dehors du Carême, à moins qu'il n'y ait occurrence d'une autre fête, comme on le voit par leur Ordo.

Conférences sur les litanies de la Très-Sainte Vierge (Tome 5)

Conférences sur les litanies de la Très-Sainte Vierge (Tome 5)

Père Justin de Mieckow

REGINA CONFESSORUM

REINE DES CONFESSEURS

On appelle Confesseurs ceux qui ont fini leur vie dans le Seigneur d'une manière louable et sainte, par une mort naturelle et qui, sans avoir donné leur sang pour la confession de la foi devant les persécuteurs, ont eu l'esprit du martyre à cause de l'insigne sainteté de leur vie. C'est pourquoi ils viennent, à bon droit, immédiatement après les martyrs.
Leurs prières assidues, leurs jeûnes, leurs veilles, leurs cilices, leurs disciplines, leurs mortifications dans le sommeil, parfois la vie cloîtrée qu'ils ont menée volontairement pendant tout le temps de leur existence, les autres mortifications corporelles employées pour dompter leur chair et s'immoler comme des victimes vivantes au Dieu tout-puissant : tout cela permet de les appeler et leur confère le mérite des martyrs. L'Église le dit du grand Confesseur de Jésus-Christ, saint Martin : « 0 âme très-sainte, pour n'avoir pas connu le glaive du persécuteur, vous n'avez cependant point perdu la palme du martyre. »

Conférences sur les litanies de la Très-Sainte Vierge (Tome 5)

Conférences sur les litanies de la Très-Sainte Vierge (Tome 5)

Père Justin de Mieckow

QUE FAUT-IL MÉDITER DANS LE PREMIER MYSTÈRE JOYEUX DU TRÈS-SAINT ROSAIRE?

SOMMAIRE. — 1. Mystère de l'Incarnation du Verbe divin.—ï. Amour immense que Dieu manifeste dans ce mystère. — 3. De quelle manière il y fait éclater son estime pour l'homme et pour Marie? — 4. Sa sagesse dans le choix du messager et dans l'entourage qu'il lui donne, dans la ligne de conduite qu'il lui prescrit
I. — Le premier mystère joyeux du très-saint Rosaire, c'est l'Incarnation du Fils de Dieu dans le sein de la glorieuse Vierge Marie. Ce qu'il faut contempler en lui et les sentiments qu'on doit avoir pendant cette contemplation sont indiqués dans ce qui suit.
II — Excitez en vous une pieuse affection de volonté, et considérez l'immense bonté de Dieu et l'amour qui l'a poussé à s'incarner et à se faire homme. Cet amour incroyable de Dieu, vous le saisirez mieux si vous considérez quel était l'état du monde avant la venue du Verbe divin.

Armand de Solignac

Armand de Solignac

Pélerinages de Notre-Dame en France

AVANT-PROPOS
Regnum Galliæ, regnum Mariæ.

Au retour de mai, du soleil, du printemps, des oiseaux, des fleurs, et de ces solennités si douces qui consacrent à la Mère de Dieu les prémices de l'année nouvelle, ne vous est-il pas arrivé plus d'une fois, cher lecteur, de désirer prendre le bourdon du pèlerin, et de regretter de ne pouvoir, en manière de mois de Marie, parcourir, un à un , tous les sanctuaires renommés par sa protection spéciale.

La Mère de grâce

La Mère de grâce

Révérend Père Edouard Hugon

Les diverses plénitudes de la grâce Le mot grâce désigne, en général, tout ce qui est donné gratuitement. Les biens de la nature, à ce titre, sont des grâces, car nous les tenons de la munificence libérale de Dieu. La création, l'existence, la conservation, tout ce qu'il y a d'être et de vie en nous, sont une aumône que la Providence nous fait de plein gré. Il n'y a pas* dans toute notre nature, une parcelle d'être qui soit à nous : le Tout-Puissant donne tout, soutient tout par une influence continuelle et immédiate ; précaires et dépendants, nous avons sans cesse besoin d'être portés par lui. C'est bien là l'aumône de chaque instant, le bienfait qui n'est pas dû, le don gratuit. Il y a ainsi, dans l'ordre naturel, une sorte de grâce qui atteint chacune des créatures pour les faire exister, vivre et prospérer; c'est la nourrice cle l'univers, comme parle le livre cle la Sagesse : Omnium nutrici gratiœ tuœ. Elle est particulièrement remarquable dans l'homme lorsqu'elle réalise en lui toutes les perfections de l'âme et toute la beauté du corps.

Le Rosaire et la sainteté

Le Rosaire et la sainteté

Révérend Père Edouard Hugon

VUE D'ENSEMBLE SUR LES GRANDEURS DU ROSAIRE

Le prophète Isaïe nous invite à faire connaître aux peuples les inventions de Dieu. Notas facite in populis adinventiones ejus. Les inventions de Dieu ! Le langage humain est parfois impuissant à célébrer les chefs-d'œuvre du génie, mais, quand il s'agit des inventions divines, l'enthousiasme demeure muet, un glaive froid va jusqu'à l'âme : on admire et on se tait. Parmi ces inventions, il en est trois ineffables : l'Incarnation, la Maternité divine, l'Eucharistie. L'Homme Dieu, la Mère de Dieu, le Saint-Sacrement : devant ces trois merveilles, l'intelligence anéantie ne peut que s'écrier : Silence ! le divin est là !
Après les inventions de Dieu il y a celles de Marie. Elles sont toutes sublimes, car ce sont des inventions d'amour ; elles sont innombrables, car elles s'étendent à toutes les époques et à tous les pays. Entre toutes, l'une des plus excellentes est assurément le Rosaire. C'est par l'Ordre de SaintDominique et par la France qu'elle fut livrée à l'univers entier, et, dès qu'elle fut connue, le Xlllesiècle put entonner l'hosanna d'un radieux avenir.

Les gloires de Marie

Les gloires de Marie

Saint Alphonse de Liguori

a, Mater misericordiæ
Salut ! notre Reine ! Mère de miséricorde :

1.
Grandeur de notre confiance en Marie, fondée sur son titre de Reine de la miséricorde.
L'auguste Vierge Marie a la gloire d'être la mère du Roi des rois ; aussi , l'Eglise, avec raison , lui donne , et veut que tous ses enfants lui donnent le titre glorieux de Reine. Si le Fils est roi , dit S. Atha nase, il est bien juste que la Mère soit estimée et appelée Reine : Si ipse rex est qui natus est de Vir gine, materque eum genuit, regina et Domina pro prie ac vere censetur (s . de Deip .). A l'instant où Marie , ajoute S. Bernardin de Sienne, donna son consentement pour devenir la Mère du Verbe éternel, dès lors elle mérita d'être proclamée Reine du monde , Souveraine de toutes les créatures : Hæc autem Virgo in illo consensu meruit primatum orbis, dominium mundi, sceptrum regni super omnes creturas (F. V. M. v. 3. ) . Arnaud de Chartres fait ce rai sonnement : Si la chair de Marie fait une même chair avec celle du Christ, comment la divine Mère ne participerait-elle pas à la souveraineté de son Fils ?
Nec a dominatione filii mater potest esse sejuncta ; una est Marie et Christi caro . Et le saint abbé con clut : La dignité royale est non seulement commune, elle est la mêmepour le Fils et pour la Mère : Filië gloriam cum Matre nontam communem judica , quam eamdem (Delaud . Virg :)

Le pouvoir de Notre-Dame du Sacré-Cœur prouvé par des faits

Le pouvoir de Notre-Dame du Sacré-Cœur prouvé par des faits

Un missionnaire du Sacré-Cœur

Depuis longtemps nous désirions vous faire connaître plus parfaitement les riches faveurs que la Reine du Cœur de JÉSUS ne cesse de répandre sur ceux qui ont recours à sa puissante protection ; nous voulions vous dire l'origine et les progrès de la pieuse association dans laquelle vous êtes enrôlés, assurés que la connaissance plus intime de ces faits rendra plus ardente votre piété et plus vive votre confiance envers la toute-puissante Souveraine du Cœur de JÉSUS.

La cité mystique de Dieu - vie de la Très-Sainte Vierge Marie (Tome 1)

La cité mystique de Dieu - vie de la Très-Sainte Vierge Marie (Tome 1)

Vénérable Maria d'Agreda

PREMIÈRE PARTIE. — LIVRE PREMIER.

Chapitre I. — Des deux visions particulières dont le Seigneur favorisa mon âme, et de plusieurs autres communications mystérieuses qui m'arrachaient aux choses de la terre, et forçaient mon esprit de s'arrêter aux choses du ciel,
Chap. II. — Où l'on voit de quelle manière le Seigneur ma- nifeste à mon âme, dans l'état où sa divine honte l'a mise, les mystères et la vie de la Reine du ciel.
Chap. III — De la connaissance que j'eus de la Divinité, et du décret que Dieu fit de crée toutes choses.

La cité mystique de Dieu - vie de la Très-Sainte Vierge Marie (Tome 2)

La cité mystique de Dieu - vie de la Très-Sainte Vierge Marie (Tome 2)

Vénérable Maria d'Agreda

Suite de Texplication du mystère de la conception de la très-pure Marie par la seconde partie du chapitre vingt-unième de l'Apocalypse.

Le texte du chapitre vingt-unième de l'Apocalypse, que je continue, porte ensuite: «Aussitôt il vint un des sept anges qui avaient les coupes pleines des sept dernières plaies, et il me parla, disant : Venez, et je vous montrerai celle qui est l'épouse de l'Agneau. Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne, et il me fit voir la ville sainte de Jérusalem qui descendait du ciel et venait de Dieu; elle était illuminée de la clarté de Dieu, et sa lumière était semblable à une pierre précieuse, telle qu'une pierre de jaspe transparente comme le cristal. Elle avait une grande et haute muraille ayant douze portes , où étaient douze anges et des inscriptions qui contenaient les noms des douze tribus des enfants d'Israël. ...»

La cité mystique de Dieu - vie de la Très-Sainte Vierge Marie (Tome 3)

La cité mystique de Dieu - vie de la Très-Sainte Vierge Marie (Tome 3)

Vénérable Maria d'Agreda

CHAPITRE XVI
Le voyage de la très-sainte Vierge pour aller visiter sainte Elisabeth, et son arrivée chez Zacbarie.

En ce temps-là, dit le texte sacré, l'auguste Marie, se levant, se hâta d'aller vers les montagnes, en une ville de Juda. Ce mouvement de notre Reine n'aboutissait pas seulement à une démarche extérieure et au départ pour la maison de Zacharie; il se produisait aussi dans son esprit et dans si volonté, sous une divine impulsion, pour faire sortir son âme de cette pauvre retraite intérieure où
elle se tenait dans une fort humble estime d'elle-même. ...

La cité mystique de Dieu - vie de la Très-Sainte Vierge Marie (Tome 4)

La cité mystique de Dieu - vie de la Très-Sainte Vierge Marie (Tome 4)

Vénérable Maria d'Agreda

Dans le chapitre précédent, j'ai répondu en partie au doute qu'on pouvait avoir sur ce que, notre divine Reine accompagnant et servant son très-saint Fils avec une vigilance si attentive , elle le perdit néanmoins de vue , et le laissa s'écarter dans Jérusalem. Il suffirait de dire que le Seigneur lui-même en voulut disposer de la sorte; j'ajouterai néanmoins ici quelque chose de plus, pour expliquer comment cette séparation arriva, sans qu'il y eût aucune négligence volontaire de la part de l'amoureuse Mère. Il est certain que l'Enfant-Dieu profita, pour disparaître, de la multitude du peuple qui assistait à la fête; mais il se servit aussi d'un autre moyen surnaturel, qui était presque nécessaire pour détourner l'attention de sa prudente Mère et fidèle compagne; sans cela elle aurait infailliblement remarqué que le Soleil qui la conduisait dans toutes ses voies s'en éloignait.

La cité mystique de Dieu - vie de la Très-Sainte Vierge Marie (Tome 5)

La cité mystique de Dieu - vie de la Très-Sainte Vierge Marie (Tome 5)

Vénérable Maria d'Agreda

CHAPITRE XV
On amène notre Sauveur Jésus-Christ lié chez le pontife Anne. - Ce qui arriva dans cette circonstance, et ce que sa très-sainte Mère y souffrit.

Il faudrait, pour parler dignement delà passion, des opprobres et des souffrances de notre Sauveur Jésus- Christ, se servir de paroles si vives et si éloquentes, qu'elles pussent pénétrer plus avant qu'une épée à deux tranchants, et atteindre par une profonde blessure jusqu'aux fibres les plus secrètes de nos cœurs. Les peines de cet adorable Seigneur ne furent point communes, et il n'y aura jamais de douleur semblable à la sienne. Sa personne sacrée n'était point comme celle des autres enfants
des hommes; il ne souffrit point pour lui-même ni pour ses péchés, mais pour nous et pour nos propres crimes. Il ne faut donc pas que les termes dont nous nous servons pour parler de ses souffrances soient communs, mais extraordinaires et efficaces, afin de nous en faire concevoir un juste sentiment.

La cité mystique de Dieu - vie de la Très-Sainte Vierge Marie (Tome 6)

La cité mystique de Dieu - vie de la Très-Sainte Vierge Marie (Tome 6)

Vénérable Maria d'Agreda

CHAPITRE XI
OÙ l'on donne quelques détails sur la prudence avec laquelle la bienheureuse Marie dirigeait les nouveaux fidèles. - Ce qu'elle fit à l'égard de saint Etienne durant sa vie et au moment de sa mort. - Plusieurs autres événements.

Le Seigneur, ayant investi l'auguste Marie du ministère de Mère et de Maîtresse de la sainte Église , devait lui donner en même temps une science et une lumière proportionnée à un office si sublime, afin que par ce moyen elle connût tous les membres de ce corps mystique, dont le gouvernement spirituel lui appartenait, et qu'elle fournît à chacun la doctrine et l'enseignement propres à son rang, à sa condition et à ses besoins. Notre Heine reçut cette lumière avec toute la plénitude et toute l'abondance de sagesse et de science divine que l'on peut voir dans tout le cours de cette histoire.