Biographies et hagiographies

BIOGRAPHIES
& HAGIOGRAPHIES

Le Curé d'Ars

Le Curé d'Ars

Abbé Alfred Monnin

Matthieu Vianney et Marie Beluse, le père et la mère de celui dont nous écrivons l'histoire, étaient deux justes devant Dieu, qui marchaient, comme Zacharie et Élisabeth, avec fidélité et sans reproche, dans les commandements et les ordonnances du Seigneur.

Saint Denys l'aréopagite, évêque d'Athènes et de Paris, patron de la France

Saint Denys l'aréopagite, évêque d'Athènes et de Paris, patron de la France

Abbé Auguste Vidieu

Quand j'écrivais la vie de notre saint Patron, ma pensée s'est bien souvent portée vers le Pontife qui, il ya dix-huit siècles, l'envoya évangéliste Saint Denys l'Aréopagite, Évêque d'Athènes et de Paris, patron de la Francer les Gaules, vers Rome qui, selon une parole tombée des lèvres augustes de Votre Sainteté, conserve intactes à la France ses grandes traditions religieuses.

Une Âme d'apôtre - Vie de Jean-Baptiste Aubry

Une Âme d'apôtre - Vie de Jean-Baptiste Aubry

Abbé Augustin Aubry

Dieu appelle toutes les âmes à la vie chrétienne; à toutes il prodigue les trésors de sa grâce ; à aucune il n'interdit laperfec­ tion de la vie spirituelle : c'est la vocation commune des fidèles dans l'Eglise.

Vie de la soeur  Marie de Saint-Pierre de la Sainte Famille

Vie de la soeur Marie de Saint-Pierre de la Sainte Famille

Abbé Janvier

La vie de l'Église sur la terre est un combat; ici elle s'appelle l'Église militante; ce n'est qu'après la lutte que viendra la victoire , et le ciel seul a des couronnes pour l'Église triomphante.

Histoire complète de Saint Paul, apôtre et docteur des nations

Histoire complète de Saint Paul, apôtre et docteur des nations

Abbé Stéphane Maistre

Le grand Apôtre S. PAUL, nommé auparavant Saul était Israélite, de la tribu de Benjamin. c'est pour cela que saint Augustin, les Pères et les autres docteurs de l'Église, lui appliquent fréquemment une prophétie du Patriarche Jacob...

Histoire complète de Saint Pierre, prince des apôtres

Histoire complète de Saint Pierre, prince des apôtres

Abbé Stéphane Maistre

Les Apôtres ou Envoyés, du mot grec ἀπόστολος, j'envoie), sont les douze principaux Disciples que Jésus-Christ a choisis lui-même et a envoyés pour prêcher son Evangile et le répandre chez toutes les nations. L'Ecriture Sainte nous donne leurs noms et nous trace de la manière suivante, l'histoire de leur vocation et de leur divine mission.

La grande Christologie (Tome 1)

La grande Christologie (Tome 1)

Abbé Stéphane Maistre

Il y à une Trinité Divine. C'est la foi des Prophètes et des Apôtres, de l'Ancien et du Nouveau Testament.
L'une des Trois hypostases Divines, est le Christ.
Le Christ, en tant que Dieu, est coéternel et consubstantiel au Père et au Saint-Esprit.
Le Messie ou le Christ, possède la nature et les attributs essentiels do la Divinité.

La grande Christologie (Tome 10)

La grande Christologie (Tome 10)

Abbé Stéphane Maistre

ASSOMPTION DE LA VIERGE, MÈRE DE JÉSUS-CHRIST
CATASTROPHE DE LA NATION INCRÉDULE
NOUVELILE JÉRUSALEM ET NOUVEAU TEMPLE
RETOUR DE L'ANCIEN ISRAËL

La grande Christologie (Tome 2)

La grande Christologie (Tome 2)

Abbé Stéphane Maistre

Déjà nous avons présenté une partie de ces preuves dans la Nouvelle Démonstration de la Sainte Trinité, où chaque argument, en établissant ce dogme, prouve en même temps et nécessairement celui de la Divinité de J.-C. Voyez le volume de la Nouvelle Préparation Evangèlique. p. 399 et suivantes.

La grande Christologie (Tome 3)

La grande Christologie (Tome 3)

Abbé Stéphane Maistre

DE LA NATIVITÉ TEMPORELLE DU CHRIST
DE SON ENFANCE ET DE SES PRODIGES
DE SA VIE CACHÉ ET LABORIEUSE

La grande Christologie (Tome 4)

La grande Christologie (Tome 4)

Abbé Stéphane Maistre

LA VIE PUBLIQUE DU CHRIST
SON PRÉCURSEUR
ÉPOQUES CÉLÈBRES DE SON AVÈNEMENT
SES FONCTIONS MESSIANIQUES

La grande Christologie (Tome 5)

La grande Christologie (Tome 5)

Abbé Stéphane Maistre

LES ŒUVRES MIRACULEUSES DU CHRIST
DESTRUCTION DU RÈGNE UNIVERSEL DE SATAN
ET DE L’IDOLATRIE
INSTITUTIONS DIVINES DE JÊSUS-CHRIST.

La grande Christologie (Tome 6)

La grande Christologie (Tome 6)

Abbé Stéphane Maistre

LES INSTITUTIONS DIVINES DE JÉSUS-CHRIST
SES FAITS ECLATANTS
SES TITRES, SES NOMS, SES ATTRIBUTS DIVINS
SES VERTUS.

La grande Christologie (Tome 7)

La grande Christologie (Tome 7)

Abbé Stéphane Maistre

LA PASSION DU CHRIST
SA MORT
SA SÉPULTURE

La grande Christologie (Tome 8)

La grande Christologie (Tome 8)

Abbé Stéphane Maistre

LA DESCENTE DU CHRIST AUX ENFERS
SA RÉSURRECTION
LÀ RÉDEMPTION QU'IL PROUVE AU GENRE HUMAIN
SON ASCENSION
SA GLORIEUSE SÉANCE A LA DROITE DE DIEU LE PÈRE
SA PUISSANCE JUDICIAIRE, UNIVERSELLE ET SOUVERAINE

La grande Christologie (Tome 9)

La grande Christologie (Tome 9)

Abbé Stéphane Maistre

NOUVELLE PENTECOTE
LA DESCENTE DU SAINT-ESPRIT SUR L'ÉGLISE PRIMITIVE
LA CONVERSION DES PEUPLES
LES PERSÉCUTIONS
LE ROYAUME DU CHRIST
ÉTAT DE LA CHRÉTIENTÉ DEPUIS JÉSUS-CHRIST JUSQU'A NOS JOURS

Histoire de Saint Bernard (Tome 1)

Histoire de Saint Bernard (Tome 1)

Abbé Théodore Ratisbonne

Heureux, l'homme qui, à l'entré de sa vie, est souvent regardé, animé, pénétré par l'œil d'une mère tendre et vertueuse ! Ce regard a un pouvoir magique sur l"âme de l'enfant!... Il rayonne douceur et vie; et de même que le soliel féconde, par son rayon, les productions terrestres, et les adoucit eb y posant la substance solaire, ainsi la mère pose dans l'âme de son fiils la caractère sacré de l'amour.

Histoire de Saint Bernard (Tome 2)

Histoire de Saint Bernard (Tome 2)

Abbé Théodore Ratisbonne

Les débats philosophiques, quand ils agitent profondèment les esprits, ne sont jamais des querelles isolées; ils attestent la vie intellectuelle d'une époque et caractèrisent sa tendance. C'est ainsi que le seul énoncé des questions soulevées au siècle de saint Bernard dément l'opinion logtemp dominante qui a fait du moyen âge une époque d'ignorance et de barbaries. Les riches et nombreux monuments de cette époque a laisssés à la notre témoignent au contraire de sa vigueur intellectuelle; et le douzième siècle principalement se distingue par sa pensée subtile autant que par la sublimité de son idée.

L'apôtre saint Jean

L'apôtre saint Jean

Abbé Ulysse Maynard

CHAPITRE I
LES COMMENCEMENTS DE SAINT JEAN
I
A quelques lieues au-dessus du bourg de Naza reth , sur un monticule qui domine le lac de Tibériade, les voyageurs observent une longue jonchée de ruines parallèle à la côte. De grands blocs de lave et de pierre brute y font reconnaître, par leur disposition, l'enceinte d'une ancienne ville . Deux débris plus remarquables émergent de ces décombres. L'un est un édifice de petite dimension situé près de la plage, présentant des sculptures, des colonnes, des pilastres plus anciens que ses murs.

Saint Vincent de Paul, sa vie, son temps, ses œuvres, son influence (Tome 1)

Saint Vincent de Paul, sa vie, son temps, ses œuvres, son influence (Tome 1)

Abbé Ulysse Maynard

Saint Vincent de Paul naquit le 24 avril de l'année 1576, le mardi après Pâques, au petit hameau de Ranquines, dans la paroisse de Pouy, près d'Ax, ville épiscopale située sur les confins des Landes de Bordeaux, vers les Pyrénées. Son père se nommait Jean ou Guillaume de Paul, et sa mère Bertrande de Moras. La particule qui précède leur nom, aujourd'hui exclusivement nobiliaire, n'indiquait point nécessairement alors une illustre origine.

Saint Vincent de Paul, sa vie, son temps, ses œuvres, son influence (Tome 2)

Saint Vincent de Paul, sa vie, son temps, ses œuvres, son influence (Tome 2)

Abbé Ulysse Maynard

Les nombreuses Missions auxquelles Vincent de Paul appliqua les siens avant et surtout après l’établissement définitif de son institut, Missions qui seront racontées en détail au livre sixième, lui firent bientôt comprendre la nécessité d’une réforme plus radicale que la réforme des peuples. En étudiant les causes de l’ignorance et de la corruption des troupeaux, il reconnut aussitôt qu’il les fallait reporter à l’ignorance et à la corruption même des pasteurs. Alors que pouvait être, que pouvait durer la guérison des membres, si le mal, quelques jours après le palliatif d’une Mission, leur devait encore découler des chefs?
Et l’eau momentanément purifiée du ruisseau n’allait-elle pas être de nouveau infectée par une source corrompue?

Saint Vincent de Paul, sa vie, son temps, ses œuvres, son influence (Tome 3)

Saint Vincent de Paul, sa vie, son temps, ses œuvres, son influence (Tome 3)

Abbé Ulysse Maynard

Vincent avait envoyé de bonne quelques-uns de ses prêtres à Rome pour y négocier la'grande affaire de son Institut, comme il a été raconté au précédent volume. Parmi ceux dont le nom a survé dans l'histoire, citons du Coudray, que nous y avons trouvé 1634. Il fut remplacé en 1638 par Louis Le Breton, dont les travaux produisirent l’établissement de Rome. Dans l’intervalle de ses occupations diplomatiques, Le Breton, sur l’ordre de Vincent, commença dans la campagne romaine des missions qui seront plus bas rappelées. Dès lors Vincent songea à fixer ses prêtres au centre de la catholicité. Le 1er février 1640, il engagea Le Breton à travailler aussitôt à cet établissement, et à louer ou à acheter une petite maison de trois ou quatre mille livres, en quelque quartier de Rome que ce fût, voire dans un faubourg, puisque les règles de l’institut interdisaient aux Missionnaires les actions publiques dans la ville.

Saint Vincent de Paul, sa vie, son temps, ses œuvres, son influence (Tome 4)

Saint Vincent de Paul, sa vie, son temps, ses œuvres, son influence (Tome 4)

Abbé Ulysse Maynard

Le 4 décembre 1563, après un travail de vingt ans, suivi avec une sainte persévérance au milieu des luttes des opnions, des attaques de l'hérésie et des ambarras de la politique des princes, le concil de Trente avit terminé son œuvre. Le dogme catholiqie était séparé des opinions protestantes, et fixé pour toujours; la sainte hiérarchie était fonde théoriquement par les canons de réforme. Les fidèles étaient soumis à la discipline, les paroisses régularisées, les évêques investis de la surveillance du clergé et chargés de son recrutement par les séminaires. Eux-mêmes s'étaient engagés solennellement à l'observation des décrets du concile et liés au pape par une professsion de foi particulière, qu'ils avaient signée et jurée. Ainsi le pouvoir papale était sorti de la lutte plus étendu et plus fort. Interprétation des canons du concile, règle de vie comme règles de foi, direction de la discipline : tout désormais relève de Rome. ...

Vie de Voltaire

Vie de Voltaire

Abbé Ulysse Maynard

Ce livre est la réduction à moins du tiers des deux gros volumes intitulés : Voltaire, sa vie et ses œuvres.
La réduction a porté d’abord sur tout ce qui est dissertation, discussion de faits, de textes, de témoignages ; en un mot, sur tout l’appareil critique.
Ici, en général, un simple récit, purement affirmatif, sans preuves exprimées, sans renvoi explicite aux sources.
Et nous ne demandons pas pour cela à être cru sur parole. Nos preuves, et nos preuves incontestables et incontestées, sont faites ailleurs : dans l’ouvrage com­plet; et il n’est pas un fait, un jugement de cet abrégé, qui n’ait là sa démonstration authentique et irréfragable.

Voltaire, sa vie et ses œuvres (Tome 1)

Voltaire, sa vie et ses œuvres (Tome 1)

Abbé Ulysse Maynard

Ce livre n’est pas une apologie, non, certes ; mais ce n’est pas non plus une satire : c’est une histoire.
Et c’est là sa raison d’être.
Jusqu’à ce jour, nous n’avions guère, sur Voltaire, que des pamphlets, pour ou contre.
Et ceia se conçoit, car il est peu de personnages dont il soit plus aisé, en se plaçant à un point de vue exclusif, de dire un peu de bien et beaucoup de mal.

Voltaire, sa vie et ses œuvres (Tome 2)

Voltaire, sa vie et ses œuvres (Tome 2)

Abbé Ulysse Maynard

Voltaire a bien dit : Berlin était pour lui un ciel où il trou­vait tous les objets de son culte : d’abord, le Jupiter qu’il adorait depuis quinze ans ; puis, ce qui ne plaisait pas moins à son humeur avide et glorieuse, des honneurs et des pensions.
A peine arrivé, il reçut de Frédéric la clef d'or de cham­bellan, le cordon de l’ordre du Mérite, et il passa avec le maître un contrat d’engagement qui lui assurait une pension de vingt mille livres. A Berlin, il logeait au château ; à Potsdam, dans l’appartement du maréchal de Saxe, et sa vie se partageait entre les fêtes et le travail. Frédéric se partageait lui-méme pour plaire à son hôte : du matin au dîner, il était roi ; dans l’après-midi, l’élève de Voltaire ; le soir, à souper, simplement son ami, le meilleur de tous les hommes et le plus joyeux des con­vives.

Saint Louis, son gouvernement et sa politique

Saint Louis, son gouvernement et sa politique

Albert Lecoy de La Marche

Une vérité fréquemment répétée , mais moins souvent prouvée , c'est que saint Louis a été l'incarnation de la royauté française dans ce qu'elle avait de plus chrétien , de plus honnête , de plus fort et de plus libéral en même temps . L'étude détaillée de son règne et de son gouvernement , « modèle toujours proposé , jamais atteint , » suivant l'expression d'un maître , réserve , en effet, bien des surprises à celui qui l'entreprend : sur son chemin il rencontrera forcément presque toutes les grandes questions historiques ou sociales qui font la juste préoccupation de notre époque. C'est là que résident le vif intérêt , la haute portée philosophique d'un pareil sujet. Ce règne est vraiment la clef de voûte de notre histoire : il voit en même temps s'effacer les derniers vestiges de la barbarie antique , et se dessiner les premiers linéaments de notre sociélé moderne.

Saint Martin

Saint Martin

Albert Lecoy de La Marche

L'histoire de saint Martin est avant tout l'histoire de la substitution du christianisme à l'idolâtrie dans la contrée qui est devenue la France, et spécialement dans les campagnes gauloises. C'est à cette transformation, d'une immense portée sociale, que tendent principalement les efforts dépenses dans le cours d'une longue carrière par ce grand ouvrier de Dieu. Il serait donc difficile de se rendre compte de l'importance de son oeuvre, si l'on ne jetait préalablement un coup d'oeil sur l'état religieux et moral de la Gaule au moment de son apparition.

Mgr. Gaume, sa thèse et ses défenseurs

Mgr. Gaume, sa thèse et ses défenseurs

Alexis Pelletier

J'ai lu avec un vif intérêt et un très sensible plaisir la série d'articles publiés dans le Courrier du Canada, sous le titre de Christianisme et Paganisme, C'est, à mon jugement, un magnifique et splendide plaidoyer en faveur de la thèse de Mgr. Gaume ; et je ne sais ce qu'on doit admirer le plus, ou de la profondeur des vues qui y sont émises, ou de la puissante érudition, tant ecclésiastique que profane, qui s'y déploie avec la majesté d'un beau et grand fleuve.
La discussion, soulevée à l'Institut de Montréal, touchant les causes de la Révolution française, a encore fourni à ce journal l'occasion de mettre dans un nouveau jour, en précisant davantage, un des points les plus culminants de cette importante question, je dirai mieux, de celte question vitale. Je félicite donc de tout cœur Mr. le Rédacteur du Courrier du Canada de l'heureuse inspiration qu'il a eue. Qu'on me permette ici d'exprimer un regret : il me semble qu'il y une lacune dans ce travail. J'aurais désiré qu'on nous eut un peu fait connaître ce qu'est Mgr. Gaume, quelles sont les sources où il a puisé les idées renfermées dans son système d'enseignement, et enfin quelles sont les autorités favorables à ce système.

Charlemagne

Charlemagne

Alphonse Vétault

D'après une tradition fabuleuse rapportée dans la chronique de Frédégaire, la Thuringienne Basine ,inspirée de l'esprit prophétique la nuit qui suivit ses noces avec Childéric, père de Clovis, parla ainsi à son nouvel époux :« Lève-toi secrètement,et ce que tu auras vu ans la cour du palais, reviens l'annoncer à ta servante. » Et Childéric, étant sorti, vit passer comme des formes d'animaux :un lion, une licorne et un léopard. Il en rendit compte à Basine, qui lui dit : « Mon seigneur, sors encore, et rapporte à ta servante ce que tu auras vu.» D'autres formes passèrent : elles ressemblaient à un ours et à un loup. Basine le fit sortir une troisième fois. Alors lui apparurent un chien , puis d'autres bêtes de moindre grandeur, qui se poursuivaient et se harcelaient entre elles. ...

Les actes du martyre de Louis XVI, roi de France et de Navarre

Les actes du martyre de Louis XVI, roi de France et de Navarre

Auguste Séguin

AU ROI-MARTYR.

MONTEZ AU CIEL, FILS DE SAINT-LOUIS!

Tous les Saints de la France immolés de nos jours vous décernent en triomphe la Couronne du Martyre, et consacrent votre nom auguste à l'immortalité ; montez au Ciel , environné de l'auréole de gloire, décoré de la Palme des Triomphateurs, prenez place au milieu des saints Louis, des STANISLAS, des ÉDOUARD, des Henri, qui ont échangé aussi un Trône périssable contre un Trône immortel. Les siècles à venir célébreront votre patience, votre foi et l'amour que vous avez montré pour Jésus-Christ. Si la fureur de nos pères vous a immolé, leurs enfans éléveront des Autels sur votre tombeau, pour offrir à Dieu des sacrifices en votre nom. ...

Un grand éducateur, saint Jean Bosco (1815-1888)

Un grand éducateur, saint Jean Bosco (1815-1888)

Augustin Fernand Auffray

CHAPITRE PREMIER

Le Piémont et sa capitale vers 1840. Le pays. — Coup d'œil général: sa ceinture de montagnes, ses lacs, le grand fleuve qui l'arrose, ses collines aux riches
vignobles, sa plaine fertile.
La race. — Peuple militaire, endurant et solide; d'humeur gaie ; rusé et calme tout à la fois ; très attaché au sol natal; plus positif qu'artiste; gardant le sens et le respect de l'autorité; travailleur et croyant.
Les chefs, les Ducs de Savoie. — Petits comtes au début du XIIe siècle; ducs à la fin du XIVe; rois de Sardaigne au XVIIIe. — Les Saints de cette dynastie. — Accroissement continu de la Maison de Savoie sur le versant italien. — Le triomphe de sa politique avec l'établissement du royaume d'Italie

Monseigneur Jouin

Monseigneur Jouin

Chanoine Sauvêtre

Ernest Jouin naquit à Angers, 12 rue Saint-Georges, le 21 décembre 1844.
Son père, Amédée Marin Jouin, exerçait depuis douze ans dans la cité angevine sa profession d'ébéniste quand sa femme, Françoise Cousin, originaire comme lui des environs de Château-Gontier, lui donna ce cinquième enfant — le dernier.
L'aîné n'avait vécu que quelques jours. Mais deux fils, et une fille, étaient encore vivants. Celle-ci, âgée de cinq ans, n'allait pas tarder, elle aussi, à s'envoler au ciel. Ernest ne connut donc guère que ses deux frères : Amédée, qui venait d'entrer dans sa onzième année, et Henry, âgé de trois ans, et qu'une infirmité privait de l'usage de ses jambes.
Située au centre d'Angers, tout près de la rue Saint-Laud, la plus commerçante de la ville, dans le voisinage de l'institution Saint-Julien, la rue Saint-Georges offrait à M. et à Jouin toutes les facilités pour l'éducation religieuse de leurs enfants, en même temps qu'elle assurait au jeune artisan une clientèle de choix.

Nostradamus - ses prophéties

Nostradamus - ses prophéties

Charles Nicoullaud

Tout le monde connaît le nom du célèbre astrologue; mais combien, parmi ceux qui le prononcent en souriant, se sont donné la peine d’étudier les oracles du prophète de Salon-de-Crau? A quoi bon, disent les sceptiques et beaucoup de croyants? L’homme n’a pas le pouvoir de connaître l’avenir. Ce qui ne les empêchera pas, peut-être, à l’occasion, d’écouter les vaticinations, plus ou moins absurdes d'une somnambule ou d’une cartomancienne à la mode.
On sait combien ce genre de commerce est prospère de nos jours. C’est la plaie des époques irréligieuses.
En dehors des ignorants et des indifférents, qui répètent, sans savoir pourquoi, ce qu’il sentendent dire, les détracteurs de Nostradamus peuvent être rangés en deux classes : les premiers, de beaucoup les plus nombreux, nient de parti pris, et en vertu de théories a priori, qu’il soit possible de faire des prédictions justes.
En principe, ils n’ont peut-être pas tort, mais la question est de savoir si cette loi générale ne présente pas d'exceptions.

Sainte Cécile et la société romaine aux deux premiers siècles

Sainte Cécile et la société romaine aux deux premiers siècles

Dom Guéranger O.S.B.

La Providence divine avait préparé Rome pour servir de fondement à l'édifice du christianisme , lorsque le moment serait venu d'appeler tous les peuples à l'adoption céleste . Les annales de Rome sont la clef des temps, de même que le bassin de la Méditerranée, avec ses rivages habités par tant de peuples divers, devait être le témoin et le théâtre des destinées de la race humaine tout entière. L'Assyrie et la Perse semblèrent un moment devenues le centre d'une assimilation redoutable des nationalités orientales, et déjà elles menaçaient l'Occident ; pour réduire à néant ces puissances colossales , mais éphémères, il fallut peu d'années à un jeune roi parti de la Grèce . Quant à l'Égypte, son rôle était déjà fini. Ce n'était cependant pas par les armes que la Grèce devait régner sur l'Orient ; ce fut par sa langue et par sa civilsation qu'elle l'envahit. Elle avait à le préparer de longue main pour la grande affiliation que Dieu avait résolu de créer entre les peuples .

Physionomie de saints

Physionomie de saints

Ernest Hello

CHAPITRE PREMIER
LES ROIS MAGES.

Les siècles avaient passé sur les flammes d'Isaïe sans les éteindre. L'écho de ses cris retentissait encore , au moins dans le coeur de la Vierge. L'attente vague et sourde du genre humain se précisa, se localisa dans trois souverains d'Orient. Les Mages étaient les principaux personnages de l'Orient.
Il ne faut pas se laisser tromper par leurs noms et les prendre pour des magiciens. C'étaient des savants, et c'étaient des rois ; car en Orient les savants étaient rois. La haute science de la haute antiquité, telle que l’Orient la concevait, portait le sceptre et la couronne.

Cathelineau généralissime de la grade armée catholique et royale

Cathelineau généralissime de la grade armée catholique et royale

Eugène Bossard

« Jacques Cathelineau n'a pas commencé la guerre. » M. Port en donne deux preuves : la première, c'est que l'Insurrection vendéenne n'aurait été que l'explosion d'un complot ourdi par la noblesse ; la seconde, c'est que Cathelineau n'a pas été mêlé, — ou si peu ! — au premier soulèvement de mars 1793.
Il est de toute évidence que, si l'insurrection a été l'effet d'un vaste complot concerté à l'avance, il est infiniment probable que le voiturier du Pin-enMauges n'a pas été l'âme de cette conjuration : cela seul ne prouverait pas néanmoins qu'il n'a pas porté
les premiers coups. La noblesse aurait donc, à rencontre du voiturier-soldat, la gloire, ou la honte si l'on veut, d'avoir soulevé la Vendée contre la Convention nationale. C'est ce que j'examinerai d'abord.

Le curé d'Ars saint Jean-Marie-Baptiste Vianney (1786-1859)

Le curé d'Ars saint Jean-Marie-Baptiste Vianney (1786-1859)

Francis Trochu

Voici la première Vie du Curé d'Ars écrite d'après les documents du Procés de béatification et de canonisation. Bénéficiant de la haute surveillance de Mgr Manier, évêque de Belley, auquel, dès le seuil de ce livrez, nous sommes heureux d'exprimer une fois de plus notre profonde gratitude, nous avons pu disposer pour notre travail non suelement du Procès informa tif ou Procès de l'Ordinaire, engagé et dirigé par l'autorité diocésaine de 1862 à 1865, mais encore des trois Pocès apostoliques successifs, instruits de 1874 à 1886 au nom et sous le contrôle direct du Saint-Siège.

Le pontife de la démagogie Victor Hugo

Le pontife de la démagogie Victor Hugo

Georges Batault

Victor Hugo occupe une place officielle absolument à part, parmi les grands écrivains français de tous les temps. Il semble qu'il faille le considérer comme le plus illustre d'entre eux, et aussi comme le plus justement populaire.
...
Tout cela, Victor Hugo le doit moins à son talent poétique qu'à la qualité de démagogue et de prophète démocratique qu'on aurait mauvaise grâce à lui dénier. La démocratie étant pauvre en grands hommes authentiques, ne peut s'offrir le luxe de l'ingratitude. On entoure la mémoire de Victor Hugo d'une sollicitude jalouse, parce qu'elle est profitable au régime. Le fait est significatif.

Vie et vertus de Saint Jean-Baptiste de la Salle

Vie et vertus de Saint Jean-Baptiste de la Salle

J. Guibert S. S.

Ce livre n'a aucune prétention scientifique; il vise avant tout l'édification du lecteur. Non pas qu'en l'écrivant nous nous soyons désintéressé de l'exactitude historique; car un récit n'est jamais plus sain à l'âme que lorsqu'il est bien véridique. Mais, tout en suivant la voie tracée par notre Histoire de saint Jean-Baptiste de la Salle, publiée l'an dernier le jour même de la canonisation de notre cher Saint, nous avop,s allégé notre marche en nous dégageant de tout appareil d'érudition : notes, documents, références, discussions, tout a été supprimé ici.
Le lecteur désireux d'étudier plus à fond le sujet que nous ne faisons qu'esquisser en ces pages, en trouvera tous les éléments dans notre Histoire, à laquelle nous le renvoyons.
Toutefois nous ne nous sommes pas contenté de parcourir d'un pas rapide la carrière apostolique de saint Jean-Baptiste de la Salle. Après l'avoir suivi à travers les péripéties d'une existence très mouvementée, nous avons pris le temps d'étudier sa physionomie, et nous avons taché de fixer les traits qui ont caractérisé l'homme, le chrétien, Vapôtre et le fondateur d'Ordre. C'est ce qui nous a déterminé à prendre pour titre ; Vie et Vertus.
Puissent ces humbles pages faire connaître un Saint qui a si bien mérité de l'Église et de la France, qui a doté l'Eglise d'un Ordre religieux aussi fervent que florissant, qui a si puissamment concouru à développer en France les œuvres d'éducation d'où elle tire,sa gloire et sa force!

La chronique de Godefroid de Bouillon

La chronique de Godefroid de Bouillon

Jacques Collin de Plancy

Il n'y a pas longtemps encore qu'il était de mode de condamner les Croisades. Les cœurs arides, qui ne voyaient qu'à leur superficie ces grands pèlerinages militaires, s'ils ne pouvaient en admirer le noble et généreux élan, auraient dû reconnaître pourtant que les Croisades achevèrent ce que Charles-Martel avait commencé vaillamment dans les plaines de Tours. Si les étendards chrétiens n'eussent pas porté subitement l'effroi chez les infidèles, les Turcs, qui ne prirent Constantinople qu'au quinzième siècle, s'en fussent emparés au douzième; les Sarrasins, que deux cents ans de combats retinrent en Asie, fussent venus alors, avec plus de succès qu'en 732, envahir l'Europe sans chef et divisée en mille petites principautés désunies .

Saint Vincent de Paul

Saint Vincent de Paul

Jean Calvet

Saint Vincent de Paul est du peuple et il est Gascon. Né le 24 avril 1576 dans une famille de pauvres cultivateurs, il partagea pendant son enfance la vie des paysans faite de dur labeur et de patience, et il en garda pourtoujours une impression profonde. Né au fond d'un village des Landes, — Pouy, près de Dax, — il semble qu'il ait cherché à développer en lui surtout les qualités de sa race : une vue nette des choses, un bon sens très droitet un peu gros, un certain don de l'ironie amusante, dont il use volontiers pour désarmer ses adversaires. Il a, en outre, comme les Cadets de Gascogne, un peu de fantaisie aventureuse et audacieuse, qui le fera courir dans sa jeunesse de Toulouse à Alger, de Marseille à Rome, de Rome à Paris, et qui le poussera dans sa vieillesse à envoyer des missionnaies jusqu'en Hibernie et jusqu'à Madagascar, voire même à organiser, avec l'aide d'un soldat d'aventure, le capitaine Paul, une expédition contre les pirates barbaresques. Le peintre Simon François, dans le portrait qn'il nous a laissé de lui, a réussi à mettre dans sa figure un peu^grimaçante et narquoise, et dans ses yeux pétillants d'un feu vif, ce bon sens, cette douce malice et cette audace qu'il avait apportés à Paris du fond de sa Gascogne, et qui rendaient sa parole si savoureuse, son action si originale et si efficace.

Les saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoqués dans les maladies et dans les circonstances critiques de la vie (Tome 1)

Les saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoqués dans les maladies et dans les circonstances critiques de la vie (Tome 1)

Louis du Broc de Segange

PRÉFACE

Nonobstant le dicton populaire, « il vaut mieux s'adresser à Dieu qu'à ses saints », il est incontestable néanmoins quele culte et l'invocation des saints datent des premiers temps du christianisme, et se sont perpétués jusqu'à nos jours.
Ce culte consistait principalement, comme le dit l'abbé Martigny, à implorer leur protection, à visiter les Basiliques sous leur vocable et à célébrer leur Natalia, qui exprimait non pas la naissance suivant la chair, mais la naissance à la vie éternelle. Les premiers autels, en formede tombeaux, renfermaient les reliques des Martyrs, et sous Constantin, quand l'Eglise put exercer son culte au grand jour, elle établit commerègle de ne célébrer les saints mystères que sur les ossements de ces mêmes Martyrs ; bientôt elle associa à ces mêmes honneurs ceux de ses enfants qui, sans verser leur sang, s'étaient sanctifiés par des vertus plus modestes et elle les désigna sous le nom de confesseurs.

Les saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoqués dans les maladies et dans les circonstances critiques de la vie (Tome 2)

Les saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoqués dans les maladies et dans les circonstances critiques de la vie (Tome 2)

Louis du Broc de Segange

MOIS DE JUILLET
PREMIER JUILLET

SAINT GAL (GALLUS), SEIZIEME EVEQUE DE CLERMONT
VIe SIÈCLE. —.553.
Invoqué contre la Fièvre.

Gal, issu d'une noble famille de lermont (Auvergne), étant arrivé à l'âge de sa majorité, entra dans le monastère de Cournon pour n'être pas forcé d'épouser la fille d'un sénateur que lui proposaient ses parents. L'évêque de Clermont, Quintien, l'entendit un jour chanter au chœur et fut tellement charmé de sa modestie et de la douceur de sa voix qu'il voulut absolument le posséder dans sa cathédrale et l'ordonna diacre. Bientôt après, Thierry, roi d'Austrasie, le demanda à Quintien et le fit venir à sa cour ; mais le siège de Glermont étant devenu vacant, Thierry, sur la demande du peuple, lui donna saint Gai pour évêque.

Le Père de Clorivière et sa mission

Le Père de Clorivière et sa mission

Marie-Edme F. de Bellevüe

Le Père de Clorivière n'est pas un inconnu. L'ouvrage de René Bazin : « Pierre de Clorivière, contemporain et juge de la Révolution », qui date de 1926, Va découvert au public lettré, et le monde des âmes pieuses connait son beau et bienfaisant livre sur l'oraison, réédité en 1928, par le savant Père Bainvel.
En 1891, le Père Jacques Terrien, Jésuite, publia sa vie. C'est un travail consciencieux, grand-in-80 de plus de 700 pages, mais où la multitude des détails noie un peu trop les lignes principales de cette existence très une encore que très mouvementée. C'est l'écueil ordinaire des biographies dont les héros ont vécu à des époques troublées ; le cadre fait tort au tableau et finit même par l'absorber. A cet égard, la vie du Père de Clorivière était particulièrement difficile à écrire.

Vingt années de missions dans le nord-ouest de l'Amérique

Vingt années de missions dans le nord-ouest de l'Amérique

Mgr Alexandre-Antonin Taché

Depuis longtemps vous me demandez avec instances d'écrire quelque chose qui puisse édifier et faire connaître un peu les travaux de ceux de vos généreux enfants que vous m'avez confiés.
Je suis confus du retard que j'ai apporté à me rendre à vos veux ; je sens moi-même que les raisons qui m'ont retenu ne peuvent pas avoir le poids que je leur ai supposé jusqu'à ce jour ; je ne différerai donc pas davantage ; je laisse de côté toutes mes répugnances. Pour vous dédommager de mes retards, au lieu d'un rapport annuel, j'entreprends de vous écrire un rapport général de ce que la Congrégation a fait dans ce pays depuis qu'elle y est.
Vingt années de dévouement et de sacrifices feront le sujet de cette communication.

Biographies évangéliques (Tome 1)

Biographies évangéliques (Tome 1)

Mgr Jean-Joseph Gaume

LES BERGERS

Recueillons-nous pour écouter le récit de la naissance temporelle du Fils de Dieu, et admirons la simplicité avec laquelle l'Évangile nous rapporte l'histoire du plus grand de tous les événements.
« Et Marie mit au monde son Fils premier né ; elle l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait point déplace pour eux dans l'hôtellerie; or, en la même contrée, il y avait des bergers qui gardaient tour à tour leurs troupeaux, suivant les veilles de la nuit.
« Et voici que l'ange du Seigneur parut auprès d'eux, et une clarté céleste les environna, et ils furent saisis d'une grande crainte. Et l'ange leur dit : Ne craignez point, car je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie. Il vous est né aujourd'hui, dans la cité de David, le Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et ceci sera un signe pour vous : Vous trouverez un enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche.

Biographies évangéliques (Tome 2)

Biographies évangéliques (Tome 2)

Mgr Jean-Joseph Gaume

SAINT ETIENNE

I

« En ces jours-là, disent les Actes des Apôtres, chapitre VI, versets i à 6, le nombre des disciples croissant, il s'éleva un murmure des Grecs contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution de tous les jours. C'est pourquoi les douze Apôtres, convoquant la multitude des disciples, dirent : « Il n'est pas juste que nous abandonnions la parole de Dieu pour le service des tables.
Choisissez donc, frères, s^pt homme s d'entre vous, d'une probité reconnue, pleins de TH-prit-Saint et de sagesse, auxquels nous confierons ce minit-tùre. Et nous nous appliquerons à la prière et i la prédication de la parole. »
« Et ce discours plut à toute rassemblée : et ils élurent Etienne, homme plein de foi et de l'Esprit-Saint, et Philippe, et Prochore, et Nicanor, et Timon, et Parménas, et Nicolas, prosélyte d'Antioche. Ils les conduisirent devant les Apôtres, qui leur imposèrent les mains en priant. »

Histoire du bon Larron

Histoire du bon Larron

Mgr Jean-Joseph Gaume

CHAPITRE PREMIER
LES VOLEURS EN JUDÉE.

Étymologie du mot voleurs ou larrons. — Larrons ou brigands très-nombreux en Judée au temps de Notre-Seigneur. — Témoignage de l’historien Josèphe. — Chasse donnée aux brigands par fîérode et par les gouverneurs romains, Pilate, Félix et Festus. — Pourquoi ce grand nombre de brigands dans la Judée.

« On conduisait avec Jésus deux autres hommes, qui étaient des malfaiteurs, pour les mettre à mort.
Et lorsqu'ils furent arrivés au lieu qui est appelé Calvaire, ils crucifièrent Jésus et les deux larrons, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’il font.
Et ils partagèrent ses vêtements et les jetèrent au sort...

Les disciples de Notre-Seigneur

Les disciples de Notre-Seigneur

Mgr Jean-Joseph Gaume

NATHANAEL

I

Après avoir appelé à l'apostolat saint André et saint Pierre, son frère, « Jésus, nous dit saint Jean au chapitre premier, voulut aller en Galilée, et rencontra Philippe, et lui dit : Suivez moi. Or, Philippe était de Bethsaïde, la ville d'André et de Pierre. Philippe rencontra Nathanaël et lui dit : Nous avons trouvé Jésus de Nazareth, fils de Joseph, duquel Moïse a écrit dans la loi et que les Prophètes ont annoncé. Et Nathanaël lui dit : Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth? Philippe lui répondit : Venez et voyez.
« Jésus vit Nathanaël venant à lui, et dit : Voici un vrai Israélite, en qui il n'y a point de déguisement. Nathanaël lui dit : D'où me connaissez-vous?
Jésus répondit et lui dit : Avant que Philippe vous ait appelé, quand vous étiez sous le figuier, je vous voyais. Nathanaël répondit et lui dit : Maître, vous êtes le fils de Dieu, vous êtes le roi d'Israël.
Jésus répondit et lui dit : Parce que je vous ai dit que je vous voyais sous le figuier, vous croyez; vous verrez de plus grandes choses ; et il ajouta : En vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le Fils de l'homme. »

Les parents de Notre-Seigneur

Les parents de Notre-Seigneur

Mgr Jean-Joseph Gaume

LES FRÈRES DU SEIGNEUR

I

« Comme il parlait encore à la multitude, sa mère et ses frères étaient dehors cherchant à lui parler. Et quelqu'un lui dit : Voilà votre mère et vos frères qui sont dehors et vous cherchent. Et il répondit à celui qui lui parlait : Qui est ma mère et qui sont mes frères? Etendant la main vers ses disciples, il dit : Voici ma mère et mes frères. Car quiconque fera la volonté de mon Père, qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère. »
Ces frères et ces sœurs de Notre-Seigneur reparaissent plusieurs fois dans l'Evangile. « Et venant parmi les siens, dit ailleurs saint Matthieu, il les instruisait dans leurs synagogues, en sorte qu'ils admiraient et disaient : D'où est venu à celui-ci cette sagesse et cette puissance? N'est-il pas le fils du charpentier? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie et ses frères, Jacques, Joseph, Simon et Jude ? et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D'où viennent donc à celui-ci toutes ces choses ? »

Histoire de S. É. Mgr le cardinal Gousset

Histoire de S. É. Mgr le cardinal Gousset

Mgr Justin Fèvre

Le premier mai 1792, naquit, à Montigny-les-Cher-
lieu,canton deVitrey, Haute-Saône, de Thomas Gous-
set et de Marguerite Bournon, un enfant qui reçut au
baptême le prénom de Thomas et qui devait devenir
cardinal-archevêque de Reims. Entre l'humilité de sa
naissance et la grandeur de sa destinée, il y a un con-
que les enfants
du peuple soient élevés à d'aussi hautes fonctions.
traste frappant; il n'est point ordinaire
reçoivent de
Ceux que Dieu prévient d'une vocation si distinguée sa grâce les moyens de la remplir; Dieu, pour les mieux préparer, ne dédaigne même pas d'employer l'élément naturel. Il faut donc chercher, dans les particularités de leur apparition et dans les circonstances de leur vie première, le secret de leur prédestination. C'est la pensée de saint Augustin.

Histoire de saint Ambroise

Histoire de saint Ambroise

Mgr Louis Baunard

LES COMMENCEMENTS D'AMBROISE
(340-374 )

Dans les dernières années de Constantin le Grand, un illustre patricien nommé Ambrosius fut appelé par l'empereur aux fonctions de préfet du prétoire des Gaules. Ambroise se rendit dans son gouvernement avec sa famille. C'est là que Dieu lui donna l'enfant prédestiné qui porta le nom de son père, et dont j'entreprends de raconter la vie. Les préfets du prétoire n'étaient plus, comme autrefois, les chefs militai]es des cohortes prétoriennes. Mais si, depuis quelque temps, la politique de Constantin leur avait retiré le commandement des armées, toute l'administration judiciaire et civile restait encore aux mains de ces grands magistrats, qui ne voyaient personne au-dessus d'eux que l'empereur. Ils exerçaient une juridiction sans appel, percevaient les impôts, gouvernaient des provinces plus vastes que des royaumes, représentant souverainement la majesté de Rome, faisant respecter son nom et observer ses lois.

Histoire du Cardinal Pie, évêque de Poitiers (Tome 1)

Histoire du Cardinal Pie, évêque de Poitiers (Tome 1)

Mgr Louis Baunard

Louis-François-Désiré-Edouard Pie, Evêque de Poitiers, Cardinal-prêtre de la sainte Eglise romaine, du titre de Sainte-Marie-de-la-Victoire, naquit dans la paroisse de Pontgouin, au diocèse de Chartres.
Pontgoiun est un village d'environ douze cents âmes, à six lieues de cette ville, dans la vallée de l'Eure. La rivière y coule lentement, dans un lit à fleur de sol, entre des prés et des cultures, bordée par de grands ombrages qui en dessinent le cours. De légères ondidations marquent la transition du plateau de la Beauce aux riantes collines du Perche. Le bourg, bien bâti, se groupe autour d'une grande place, d'où, part une rue principale, presque Tunique rue, bordée par quelques restes d'antiquités gothiques. L'église, quelques vieilles tours, déljris de l'ancien château, dominent un peu les maisons entourées de jardins.

Histoire du Cardinal Pie, évêque de Poitiers (Tome 2)

Histoire du Cardinal Pie, évêque de Poitiers (Tome 2)

Mgr Louis Baunard

LA GUERRE D'ITALIE ET LA PAPAUTÉ.

L'Empire, resté sourd à tant d'avertissements, avait déclaré la guerre à l'Autriche, le 2 mai 1859. « Nous y voici donc, Monseigneur , écrivait M. Rendu à i'Evêque de Poitiers. Je ne vous demande pas : Qu'en dites-vous ? Ce que vous en dites, je crois le savoir. »
Pour le savoir d'ailleurs, il n'y avait qu'àlirele Mandement par lequel Mgr Pie ordonnait des prières publiques pour le succès de nos armes. Une Lettre courte, officielle, conçue en termes généraux et pleine de réserves, avait suffi au strict accomplissement de ce devoir.
Mais, le 7 juillet, I'Evêque, présidant la retraite ecclésiastique, prit à part les archiprêtres et doyens de son diocèse pour leur fournir quelquesexplications, devenues nécessaires, sur sa manière et de penser et d'agir. On sait assez que les gouvernements ne manquent guère de se faire payer leurs libéralités par des services, et que c'est en particulier la chaîne d or avec laquelle ils seraient bien aises de lier l'indépendance du clergé. Mgr Pie signifia tout d'abord à ses prêtres qu'il n'acceptait ce marché ni pour lui, ni pour eux.

Les petits Bollandistes (Tome 1)

Les petits Bollandistes (Tome 1)

Mgr Paul Guérin

VIES DES SAINTS
MOIS DE JANVIER

PREMIER JOUR DE JANVIER

MARTYROLOGE ROMAIN.

La Circoncision de Nôtre-Seigneur Jésus-Christ et l'Octave * de sa Nativité. —A Rome, saint Almaque, martyr, qui ayant dit : C'est aujourd'hui l'Octave de la naissance du Seigneur, mettez fin à vos superstitions et ne sacrifiez plus aux idoles, fut, par l'ordre d'Alipius, préfet de la ville, massacré par les gladiateurs. Vers 404. — Dans la même ville, sur la voie Appienne, lea couronnes remportées par trente bienheureux soldats, martyrs sous l'empereur Dioclétien 2. Vers 303. — Encore à Rome, sainte Martine, vierge, qui, après avoir enduré divers supplices, sous l'empereur Alexandre 8 , obtint enfin, par le glaive, la palme du martyre; sa fête se célèbre le 30 janvier ». — A Spolète, saint Concorde, prêtre et martyr, qui, sous l'empereur Antonin, fut d'abord meurtri de coups de bâton, puis étendu sur le chevalet, et termina enfin sa vie par le glaive. 175. — Le même jour, saint Magne, martyr. — A Césarée, en Cappadoce, le décès de saint Basile, évêque, dont la solennité se célèbre de préférence le 14 juin, jour auquel il fut ordonné évêque. 379.

Les petits Bollandistes (Tome 10)

Les petits Bollandistes (Tome 10)

Mgr Paul Guérin

XVIIIe JOUR D'AOUT
MARTYROLOGE ROMAIN.

A Palestrina, ville des Etats ecclésiastiques, la naissance au ciel de saint Agapet ou Agapit, martyr, qui, n'ayant encore que quinze ans, et déjà tout brûlant d'amour pour Jésus-Christ, fut arrêté par ordre de l'empereur Aurélien, et d'abord battu très-longtemps avec des nerfs de bœufs; après quoi il souffrit encore de plus cruels tourments sous le préfet Antiochus. Il fut ensuite exposé, par ordre de l'empereur, aux lions dont il ne reçut aucune atteinte; frappé enfin par le glaive des exécuteurs, il obtint la couronne immortelle. Vers 274. — A Rome, les bienheureux Jean et Crispe, prêtres, qui, durant la persécution de Dioctétien, ensevelirent avec soin le corps de plusieurs martyrs, aux mérites desquels s'étant associés eux-mêmes, ils goûtèrent les joies de la vie éternelle. Vers 303. — Dans la même ville, les saints martyrs Hermas, Sérapion et Polyène, qui furent traînés violemment par des défilés étroits, raboteux et remplis de pierres, et rendirent leurs âmes à Dieu dans ce supplice. — En Illyrie, les saints martyrs Flore et Laure, tailleurs de pierres, qui, après le martyre de Procule et de Maxime, leurs maîtres, furent tour- mentés de diverses façons et enfia jetés dans un puits très-profond, sous le président Lycion. IIe s. — A Myre, en Lycie, saint Léon et sainte Julienne, martyrs. — a Metz, saint Firmin ou Fremin, évèque et confesseur. IVe s. — A Rome, sur la voie Lavicane, sainte Hélène, mère de Constantin le Grand, empereur très-pieux, qui le premier a donné aux autres princes l'exemple de défendre et d'étendre l'Eglise. 328. — A Montefalcone, en Ombrie, sainte Claire, vierge, religieuse de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin ; on vénère avec une très-grande dévotion son cœur, dans lequel on trouva renouvelés les mystères de la Passion du Sauveur. 1308.

Les petits Bollandistes (Tome 11)

Les petits Bollandistes (Tome 11)

Mgr Paul Guérin

Xe JOUR DE SEPTEMBRE

MARIYROLOGE ROMAIN.

A Tolentino, dans la Marche d'Ancône, le décès de saint Nicolas, confesseur, de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin. Vers 1310. — En Afrique, la naissance au ciel des saints évêques Némésien, Félix, Liicius, un autre Félix, Littée, Poiyane, Victor, Jadère, Datif et plusieurs autres, qui, au couimenctnient de la persécution de Valérien et de Gailien, dès la première confession qu'ils firent de Jésus-Christ, furent cruellement frappés à coups de bâton, puis mis aux fers et condamnés aux mutes où ils achevèrent le cours de leurs martyre. Vers 260. — A Chiilcédoine, les saints martyrs Sosthènes et Victor, qui, durant la persécution de Dioclétien et sous Prisque, proconsul d'As e, après avoir surmonté les fers et les bêles féroces, furent condamnés à être brûlés; s'étant alors donné le baiser de paix, ils rendirent l'esprit eu priant Dieu. Vers 302. — En Bilhynie, les saintes vierges Ménodore, Métrodore et Nymphodore, sœurs, qui arrivèrent à la gloire par le martyre dont elles furent couronnées sous l'empereur Maximien et le président Fronton. Vers 303. — De plus, les saints martyrs Apelle, Luc ou Luce et Clément 2. Ie s. — A Liège, saint Théodard, évèque et martyr, qui donna sa vie pour ses ouailles, et brilla après sa mort par la vertu des miracles. 668. — A Rome, saint Hilaire, pape et confesseur. 467. — A Compostelle, saint Pierre, évéque, célèbre par ses vertus et par ses miracles. — A Albi, saint Salvi ou Sauve, évèque et confesseur. 586. — A Novare, saint Agape ou Agabe, évèque. VIe s. — A Constantinople, sainte Pulchérie, impératrice et vierge, illustre par sa piété et sa religion. 453.

Les petits Bollandistes (Tome 12)

Les petits Bollandistes (Tome 12)

Mgr Paul Guérin

IIIe JOUR D'OCTOBRE

MARTYROLOGE ROMAIN.

A Rome, au quartier de l'Ours-Coiffé (près la porte Majeure, où se trouve maintenant l'église de Sainte-Bibiane, le triomphe de saint Candide, martyr. — Le même jour, les saints martyrs Denis, Fauste, Caïus, Pierre, Paul, et quatre autres, qui, ayant beaucoup souffert sous l'empereur Dèce, méritèrent la palme du martyre sous Valérien, après que le président Emihen leur eut fait endurer de longs tourments. 265. — Dans l'ancienne Saxe (Westphalie), les deux saints martyrs nommés Ewald, prêtres, qui furent pris et massacrés par les païens, comme ils commençaient d'annoncer Jésus-Christ dans ce pays. Une grande lumière, qui parut durant plusieurs nuits, fit connaître le lieu où ils étaient, et combien grand était leur mérite devant Dieu. 695. —- En Afrique, saint Maximien, évêque de Bagaye, qui, ayant été tourmenté à plusieurs reprises par les Donatistes, fut précipité du haut d'une tour et laissé pour mort par ces hérétiques. 11 survécut néanmoins et mourut dans la gloire d'une illustre confession. IVe s. — En Palestine, saint Hésyque, confesseur, disciple de saint Hilarion et compagnon de ses pèlerinages IVe s. — Au diocèse de Namur, en Belgique, saint Gérard, abbé. 959.

Les petits Bollandistes (Tome 13)

Les petits Bollandistes (Tome 13)

Mgr Paul Guérin

XXVIIIe JOUR D'OCTOBRE

MARTYROLOGE ROMAIN.

La fête des saints apôtres Simon le Cananéen et Thaddée, que l'on nomme aussi Jdde ; le premier prêcha l'Evangile en Egypte, et le second en Mésopotamie : ensuite étant entrés ensemble en Perse, après qu'ils eurent soumis au joug de Jésus-Christ une multitude innombrable de ces peuples, ils endurèrent le martyre. I er s. — A Rome, sainte Cyrille, vierge, fille de sainte Thryphonie, qui fut égorgée pour Jésus-Christ sous l'empereur Claude. Vers 258. — Au même lieu, sainte Anastasie l'Ancienne, vierge, et saint Cyrille, martyrs. Anastasie, durant la persécution de Valérien et sous le préfet Probus, après avoir été chargée de chaînes, souffletée, tourmentée par le feu et déchirée à coups de fouet, demeurant inébranlable dans la coufession du nom de Jésus-Christ, eut encore les mamelles coupées, les ongles arrachés, les dents cassées, les pieds et les mains mutilés ; enfin, on lui trancha la tète, et, parée de ses supplioes comme d'autant d'ornements, elle alla jouir de la présence du céleste Epoux : Cyrille, à qui elle avait demandé de l'eau et qui lui en avait donné, reçut le martyre pour récompense. Avant 303. — A Côme, saint Fidèle, martyr, exécuté sous l'empereur Maximien. 304. — A Mayence, saint Ferruce, martyr. IVe ou Ve s. — A Meaux, saint Faron, évêque et confesseur. 672. — A Naples, saint Gaudiose, évèque africain, qui, étant venu en Campanie pour éviter la persécution des Vandales, finit heureusement ses jours dans un monastère de cette ville. Vers 440. — A Verceil, saint Honorât, évèque. Vers 403.

Les petits Bollandistes (Tome 14)

Les petits Bollandistes (Tome 14)

Mgr Paul Guérin

PREMIER JOUR DE DÉCEMBRE

MARTYROLOGE ROMAIN.

La naissance au ciel du prophète Nahum, qui repose à Bégabar VIIe s. av. J.-C. — A Rome, les saints Diodore, prêtre, et Marien, diacre, avec plusieurs autres, qui obtinrent le triomphe du martyre par la sentence de l'empereur Numérien. Vers 283. — Au même lieu, le martyre des saints Lucius, Rogat, Cassien et Candide. — Le même jour, saint Ansan, martyr, qui, avant confessé Jésus-Christ à Rome sous l'empereur Dioclétien, et ayant pour cela été jeté en prison, fut ensuite conduit à Sienne, en Toscane, où, ayant eu la tète tranchée, il acheva le cours de ses combats. Vers 304. — A Amélia, en Ombrie, saiut Olympiade, personnage consulaire, que la bien- heureuse Firmine avait converti à Jésus-Christ, et qui, ayant été torturé sur le chevalet, consomma son martyre sous Dioclétien. Vers 384. — A Arbelles. en Perse, saint Ananie, martyr. — A Narni, saint Procule, évèque et martyr, qui, après beaucoup de grandes actions, fut décapité par l'ordre de Totila, roi des Golhs. — A Casai, saint Evase, évèque et martyr. — A Milan, saint Castncien, évêque, qui, dans les plus grands troubles de l'Eglise, Ut paraître une vertu consommée et régla sa conduite sur les maximes de la religion et de la pieté. — A Brescia, saint Ursicm, évèque. — A Noyon, saint Eloi, évèque, dont la vie admirable est encore relevée par le nombre des mincies qu'il opère. 659. — A Verdun, saiut AlRY, évèque. 591. — Le même jour, sainte Natalie. femme de saint Adrien, martyr, qui servit longtemps les martyrs prisouuiers sous l'empereur Dioclétien, et, après leur exécution, s'étant retirée à Constaulmople, y trouva une mort tranquille et bien- heureuse.

Les petits Bollandistes (Tome 15)

Les petits Bollandistes (Tome 15)

Mgr Paul Guérin

MOIS DE JANVIER

PREMIER JOUR DE JANVIER

ANNIVERSAIRES ET COMMÉMORAISONS.

Collet, curé de Voinémont (Meurtrie), au diocèse de Nancy, refusa le serment à la constitution civile du clergé; sortit de France en 1792, y rentra en 1794; condamné à mort comme émigré rentré, par le tribunal criminel du département de la Meurthe, le 11 nivôse an vi (31 décembre 1797) ; exécuté le lendemain. 1798. — Philibert Fraisse, prêtre du diocèse de Lyon, chanoine régulier de l'Ordre de Saint-Antoine ; condamné à mort comme prêtre réfractaire à la loi et contrerévolutionnaire, par la commission révolutionnaire, le 12 nivôse an II (1 er janvier 1794); exécuté le même jour, à l'âge d'environ soixante-neuf ans. 1794. — Pierre Hcrmenot, prêtre, ancien aumônier de l'Hôtel-Dieu d'Angers, curé de la paroisse de Sainte-Foi (même diocèse) ; expulsé de sa cure pour refus au serment schismatique de 1791; ne sortit point de France, resta dans la capitale de l'Anjou ; arrêté dans sa demeure ; livré à la commission militaire d'Angers ; condamné à mort comme brigand de la Vendée, le 12 nivôse an II. 1794. — François Houssin, curé d'une paroisse qu'on croit être Broons-sur- Vilaine (llle-et-Vilaine), au diocèse de Rennes ; expulsé de sa cure pour refus de serment ; retiré à Angers ; arrêté, livré à une commission militaire établie en cette ville; condamné à mort avec d'autres prêtres comme brigand de la Vendée, le 12 nivôse an n ; exécuté le même jour. 1794.

Les petits Bollandistes (Tome 16)

Les petits Bollandistes (Tome 16)

Mgr Paul Guérin

VIE DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST

LE SAINT DES SAINTS

Christus sit vita tua, lectio tua, meditatio tua, locutio tua, desiderium tuum, lucrum tuum, spes tua et merces tua.
Que le Christ soit votre vie, votre lecture, votre méditation, votro conversation, votre désir, votre gain, votre espérance et votre couronne.
Saint Bonaventure.

La vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ doit naturellement trouver sa place dans la vie de Saints que l'Eglise honore dans le cours de l'année, puisqu'il est le principe, l'exemplaire et la fin de toute la sainteté créée. Ses premiers historiens ont été saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean, que nous appelons pour cela les quatre Evangélistes : comme ils n'ont rien écrit dont ils n'eussent été témoins oculaires, ou qu'ils n'eussent soigneusement appris de ceux qui l'avaient été, et même, ce qui est encore plus considérable, qui ne leur fût inspiré et dicté par le Saint-Esprit , à l'instant qu'ils l'écrivaient, ils ne peuvent être soupçonnés de fausseté, et méritent au contraire qu'on leur donne toute sorte de créance. C'est de ces écrivains sacrés que nous tirerons les principales actions de cette vie adorable.

Les petits Bollandistes (Tome 17)

Les petits Bollandistes (Tome 17)

Mgr Paul Guérin

APPENDICES ET TABLES GÉNÉRALES

APPENDICES

Pour l'exécution complète du plan que nous nous sommes tracé, il ne nous reste plus qu'à donner ici, avant les Tables, sous forme d'appendices :

1° Un discours du P. Giry, sur la Vie des Saints, en forme d'Epilogue;
2° Une Dissertation sur les Calendriers ecclésiastiques;
3° Une Dissertation sur les Martyrologes;
4° Un TraHé de la Canonisation des Saints;
5° Une Histoire abrégée de la Science hagiographique

Les petits Bollandistes (Tome 2)

Les petits Bollandistes (Tome 2)

Mgr Paul Guérin

XXVIIe JOUR DE JANVIER

MARTYROLOGE ROMAIN.

A Constantinople, saint Jean, évêque, à qui son admirable éloquence fit donner le snrnom de Cbhysostome. Ce grand Saint soutint beaucoup la religion chrétienne par sa parole et ses exemples ; et, après de grands travaui, finit sa vie dans l'exil. Son saint corps, transféré en ce jour, sous Théodose le Jeune, à Constantinople, et plus tard de cette ville à Rome, a été déposé dans la basilique du Prince des Apôtres. 407. — A Sora, saint Julien, martyr, qui, ayant été arrêté dans la persécution d'Antonin, eut la tète tranchée, parce qu'un temple d'idoles était tombé pendant qu'on lui donnait la question, et remporta ainsi la couronne du martyre. IIe s. — En Afrique, saint Avite, martyr, IIIs. — Encore en Afrique, les saints martyrs Dace, Réâtre et leurs compagnons, qui souffrirent dans la persécution des Vandales. — De plus, saint Datif, saint Julien, saint Vincent et vingt-sept autres martyrs. — A Rome, saint Vitalien, pape. 671. — Au Mans, la sépulture de saint Jclien, premier évêque de cette ville, que saint Pierre y envoya prêcher l'Evangile. — Au monastère de La Val-Benois, saint Maure ou Maire, abbé. Vers 535. — A Brescia, sainte Angèle de Mérici, vierge, institutrice de l'Ordre des Ursulines, dont le principal emploi est de diriger les jeunes filles dans les voies du Seigneur. Pie VII a permis de célébrer sa fête le 31 mail. 1540,

Les petits Bollandistes (Tome 3)

Les petits Bollandistes (Tome 3)

Mgr Paul Guérin

XXIV JOUR DE FÉVRIER
MARTYROLOGE ROMAIN.

En Judée, la naissance au ciel de saint Matthias, apôtre, qui, ayant été choisi par les Apôtres à la place du traître Judas, après l'Ascension du Seigneur, souffrit le martyre pour la prédication de l'Evangile, Ier s. — A Rome, sainte Primitive, martyre. — A Césarée, en Cappadoce, saint Serge, martyr, dont on a de beaux actes. 304. — En Afrique, les saints martyrs Montan, Luce, Julien, Victoric, Flavien et leurs compagnons, qui furent disciples de saint Cyprien, et consommèrent leur martyre sous l'empire de Valérien. 259. — A Rouen, la passion de saint Prétextât, évèque et martyr. 588. — A Trêves, saint Modeste, évêque et confesseur. Vers 489. — En Angleterre, saint Ethelbebt, roi de Kent, que saint Augustin, évêque des Anglais, convertit à la foi du Christ. 616. — A Jérusalem, la première Invention du chef du précurseur de Notre-Seigneur. IVe s.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ.

A Senlis, saint Létard, évèque, qui mourut en Angleterre, à la suite de la reine sainte Berthe, fille unique de Caribert, roi de Paris, et femme de saint Ethelbert, à laquelle il avait été donné pour la maintenir dans la religion chrétienne et la fortifier contre les erreurs du paganisme dont le roi, son mari, et tout le peuple anglais étaient alors infectés. 11 contribua aussi beaucoup à la con- version du roi et de toute la nation, qui fut consommée par saint Augustin VIIs. — A Saint-Denis, en France, la dédicace miraculeuse de l'église abbatiale faite par Notre-Seigneur Jésus-Christ, prêtre éternel. — A Auxerre, saint Béton, évêqne, qui avait été moine de Sainte-Colombe de Sens. Son corps fut trouvé revêtu d'un cilice sept cents ans après sa mort. 91S. — A Orsan, en Berri, le décès du vénérable Robert d'Arbrisselle, prêtre, fondateur de l'abbaye de la Roër, près de Craon, en Anjou, sous la règle de saint Augustin, et instituteur de l'Ordre de Fontevrault, sous celle de saint Benoit. 1117.

Les petits Bollandistes (Tome 4)

Les petits Bollandistes (Tome 4)

Mgr Paul Guérin

XXVe JOUR DE MARS

MARTYROLOGE ROMAIN.

A Rome, sur la voie Lavicane, saint Castule, martyr, caraérier du palais, qui, pour avoir reeiieilli chez lui les chrétiens, fut trois fois suspendu par les bourreaux, et trois fois interrogé ; comme il persévérait dans la confession du Seigneur, il fut jeté dans une fosse, où une masse de sable ayant été jetée sur lui, il fut couronné du martyre. IIIe s. — Au même lieu, les couronnes des saints martyrs Pierre, Marcien, Jovin, Thècle, Cassien et autres. — Dans la Pentapole, en Lybie, la naissance au ciel des saints martyrs Théodore, évêque; Irénée, diacre ; Sérapion et Ammon, lecteurs. — A Sirmich, les martyrs saint Montan et sainte Maxime, qui furent noyés pour la foi de Jésus-Christ. — Ce jour encore, les saints martyrs Quadrat, Théodose , Emmanuel et quarante autres. -— A Alexandrie, les saints jaartyrs Eutyche et autres, qui furent massacrés, au temps de l'empereur Constance, sous Georges, évêque arien. 35B. — Le même jour, saint Ludger, évêque de Munster, qui prêcha l'Evangile aux Saxons. 809. — A Saragosse, en Espagne, saint Braumon, évêque et confesseur. 646. — A Trêves, saint Félix, évêque. 400.

Les petits Bollandistes (Tome 5)

Les petits Bollandistes (Tome 5)

Mgr Paul Guérin

XXIVe JOUR D'AVRIL
MARTYROLOGE ROMAIN.

À Sévis, au pays de Grisons, saint Fidèle de Sigmaringen, de l'Ordre des Mineurs Capucins, qui, envoyé en ce lieu pour prêcher la foi catholique, fut tué par les hérétiques et mérita ainsi d'être mis au rang des Martyrs par le pape Benoit XIV. 1622. — A Rome, saint Sabas, officier de l'armée, qui, ayant été accusé de visiter les chrétiens dans les prisons, confessalibrement Jésus-Christ devant le juge : celui-ci le fit brûler avec des torches ardentes et jeter dans une chaudière pleine de poix bouillante, d'où, étant sorti sans lésion aucune, il convertit soixante-dix hommes par ce miracle, lesquels, ayant persévéré dans la confession de la foi, passèrent par le tranchant du glaive : pour lui, il fut enfin jeté dans le fleuve, où il acheva son martyre. 272. — A Lyon, dans la Gaule, saint Alexandre, martyr, qui, dans la persécution d'Antoninus-Vérus, après avoir été longtemps détenu en prison, fut d'abord tellement déchiré par la cruauté de ceux qui le fouettaient, que les jointures de ses côtés étant rompues, on lui voyait jusqu'aux intestins, et ensuite fut attaché à une croix sur laquelle il rendit son bienheureux esprit. Avec lui souffrirent trente-quatre autres chrétiens, dont la mémoire se célèbre en d'autres jours. 178. — Le même jour, les saints martyrs Eusèbe, Néon, Léonce, Longin et quatre autres, qui, dans la persécution de Dioclétien, après de cruels supplices, furent frappés du glaive. Vers 303. — En Angleterre, le décès de saint Mellit, évèque, qui, envoyé en Angleterre par saint Grégoire, convertit les Saxons Orientaux avec leur roi. 624. — A Elvire, en Espagne, saint Grégoire, évèque et confesseur. IVe s. — A Brescia, saint Honoré, évèque. 586. — En Irlande, saint Egbert, prêtre et moine, personnage d'une humilité et d'une continence admirables. 729. — A Reims, les saintes vierges Beuve et Dode. 673.

Les petits Bollandistes (Tome 6)

Les petits Bollandistes (Tome 6)

Mgr Paul Guérin

XIXe JOUR DE MAI
MARTYROLOGE ROMAIN.

La fête de saint Pierre de Mourron, qui, d'anachorète, fut créé pape sous le nom de Célestin V; mais il abdiqua le souverain pontificat, mena la vie religieuse dans la solitude, et, tout éclatant de vertus et de miracles, s'envola vers Dieu. 1296. — A Rome, sainte Pddentienne, vierge, qui, après des combats infinis, après avoir donné pieusement la sépulture à beaucoup de martyrs, distribué tous ses biens aux pauvres pour l'amour de Jésus-Christ, passa enfin de cette terre dans le ciel. 11 e s. — Au même lieu, saint Pudens, sénateur, père de cette vierge, lequel fut revêtu de Jésus-Christ dans le baptême par les Apôtres et conserva sans aucune tache la robe d'innocence jusqu'à la fin de sa vie. — Encore à Rome, sur la voie Appienne, la naissance au ciel de saint Calocer et de saint Parthénius, eunuques ; dont l'un était premier chambellan de la femme de l'em- pereur Dèce, et l'autre avait aussi l'intendance dans une autre charge de la eour : mais, ne voulant pas sacrifier aux idoles, ils furent mis à mort par le même empereur *. 250. — À Nicomédie, saint Philotère, martyr, fils de Pacien, proconsul, qui, après avoir beaucoup souffert sous Dioclétien, reçut la couronne du martyre. 311. — Au même lieu, six bienheureuses vierges et martyres, dont la principale était Cyriaque, laquelle, ayant repris hardiment Maximien de son impiété, fut très-cruellement fouettée et déchirée, et enfin brûlée vive. — A Cantorbéry, saint Dunstan, évêque. 988. — En Bretagne, saint Yves, prêtre et confesseur, qui, pour l'amour de Jésus-Christ, défendait les causes des pupilles, des veuves et des pauvres. 1303.

Les petits Bollandistes (Tome 7)

Les petits Bollandistes (Tome 7)

Mgr Paul Guérin

XIVe JOUR DE JUIN
MARTYROLOGE ROMAIN.

A Césarée, en Cappadoce, l'ordination de saint Basile, évêqae, qni, du temps de l'empereur Valens, jeta un merveilleux éclat par sa science, par sa sagesse et par toutes sortes de vertus, et défendit l'Eglise contre les Ariens et les Macédoniens avec une constance admirable. Vers 379. — A Samarie, en Palestine, saint Elisée t, prophète, dont le sépulcre fait trembler les démons, au rapport de saint Jérôme. Le prophète Abdias * y repose aussi. 835 avant Jésus-Christ. — A Syracuse, saint Marcien, qui fut ordonné évoque par saint Pierre, apôtre, et, après avoir prêché l'Evangile, fut tué par les Juifs, m» s. — A Soissons, les saints martyrs Valère et Rufin, qui furent décapités, après beaucoup de tourments, dans la persécution de Dioclétien, par le commaoderaent de Rictiovare. Vers 287. — A Cordoue, les saints martyrs Anastase, prêtre, Félix, moine, et Digne, vierge. 853. — A Constantinople, saint Méthode, évèque. 846. — A Vienne, en Dauphiné, saint Ethère, évèque. Vers 620. — A Rodez, saint Quintien, évèque. 527.

Les petits Bollandistes (Tome 8)

Les petits Bollandistes (Tome 8)

Mgr Paul Guérin

IIIe JOUR DE JUILLET

MARTYROLOGE ROMAIN.

A Alexandrie, la fête des saints martyrs Tryphon et douze antres. — À Constantinople, saint Euloge et ses compagnons, martyrs. IVe s. — A Césarée, en Cappadoce, saint Hyacinthe, chambellan de l'empereur Trajan, lequel, ayant été accusé d'être chrétien, fut tourmenté de divers supplices, ensuite jeté en prison, où il mourut de faim, IIe s. — A Chiusi, en Toscane, les saints martyrs Irénée, diacre, et Mustiole, dame romaine, lesquels, ayant passé par plusieurs tourments très cruels, sous l'empereur Aurélien, méritèrent enfin la palme de la victoire. 273. — Le même jour, les saints martyrs Marc et Mucien, qui furent décapités pour Jésus-Christ. Il y eut aussi un petit enfant, qui, pour leur avoir dit à haute voix qu'ils se gardassent bien de sacrifier aux idoles, fut fouetté avec des verges ; et, comme il persista néanmoins à confesser plus fortement le nom de Jésus-Christ, il fut enfin massacré avec un nommé Paul, qui exhortait les martyrs. — A Laodicée, en Syrie, saint Anatole, évêque, dont les écrits ont été un sujet d'admiration, non-seulement pour les personnes de piété, mais aussi pour les philosophes. 283. — A Altino, en Italie, saint Héliodore, évèque de ce siège, renommé pour sa doctrine et pour sa sainteté. Vers 390. — A Ravenne, en Italie, saint Dathe, évêque et confesseur. 190. — A Edesse, en Mésopotamie, la translation du corps de saint Thomas, apôtre, apporté de l'Inde orientale, où il était décédé. Ses reliques ont depuis été transférées à Tortone, en Italie.

Les petits Bollandistes (Tome 9)

Les petits Bollandistes (Tome 9)

Mgr Paul Guérin

XXIVe JOUR DE JUILLET
MARTYROLOGE ROMAIN.

La vigile de saint Jacques, apôtre. — A Tur, en Toscane, sur le lac de Bolsena, sainte Christine, vierge et martyre, qui, ayant embrassé la foi chrétienne, et distribué aux pauvres lei idoles d'or et d'argent de son père après les avoir brisées, fut par son ordre déchirée de coups de fouets, tourmentée horriblement par d'autres supplices, puis jetée dans le lac, liée à une grosse pierre : mais un ange la délivra. Ensuite, elle souffrit, avec une constance invincible, des tour- ments encore plus atroces sous un autre juge, successeur de son père ; en dernier lieu, le prési- dent Julien la jeta dans une fournaise ardente où elle demeura cinq jours sans être blessée des flammes ; enfin, après avoir été exposée aux serpents contre lesquels la vertu de Jésus-Christ la préserva, elle eut encore la langue coupée et le corps percé de flèches, et accomplit ainsi le cours de •on martyre. 300. — A Rome, sur la voie Tiburtine, saint Vincent, martyr. — A Amiterne, dans l'Abruzze Ultérieure, le supplice de quatre-vingt-trois bienheureux soldats. — À Mérida, en Espagne, saint Victor, homme d'armes, qui, avec ses deux frères Stercace et Antinogène, acheva son martyre par divers supplices dans la persécution de Dioclétien. IIIe s.— En Lycie, les saintes martyres Nicète et Aquiline, qui, s'étant converties à la prédication du bienheureux Christophe ou Christophore, martyr, furent décapitées et remportèrent elles-mêmes la palme de la victoire, m6 s. — De plus les saints martyrs Menée et Capiton. — A Sens, saint Ubsin ou Ursicin, archevêque de ce siège et confesseur. IVe s. — A Lima, au Pérou, saint François Solano, confesseur, de l'Ordre des Frères Mineurs, qui, par ses prédications, ses miracles et ses vertus, s'est rendu célèbre dans les Indes Occidentales. Il passa au repos du Seigneur, le 14 de ce mois, et fut mis du rang des Saints par le pape Benoit XIII. 1610.

Les merveilles de Sainte-Anne d'Auray

Les merveilles de Sainte-Anne d'Auray

Mgr de Ségur

Le petit travail que je présente ici à la piété des fidèles n'est qu'un résumé de plusieurs excellents livres, auxquels je renvoie le lecteur, pour de plus amples détails. Je lui signalerai tout particulière ment l'Histoire du pèlerinage de Sainte - Anne d'Auray, par M. l'abbé Nicol, professeur au Petit - Sémi naire de Sainte -Anne, et les Gloires de Sainte-Anne, par M. l'abbé Bernard, aumônier de l'Ecole nor male de Paris.
l'avais eu d'abord l'intention d'intituler cet opuscule : La Bretagne aux pieds de sainte Anne ; mais il m'a paru que c'était circonscrire en quelque sorte le rayonnement des merveilles de Sainte - Anne d'Auray. Sans doute, les Bretons sont, avant tous les autres, les enfants de la « bonne Mère sainte Anne, » comme ils l'appellent ; mais ils n'ont ja mais ea et ils n'auront jamais la prétention de l'accaparer pour eux seuls. S'ils l'aiment tant, s'ils l'invoquent avec tant de foi, s'ils obtiennent de sa bonté et de sa puissance tant de faveurs et de mi racles, c'est qu'ils la connaissent.
Que je serais heureux si la lecture de ces quel ques pages pouvait attirer à sainte Anne et à son sanctuaire d'autres fidèles que les Bretons, et les initier à ce culte, à cet amour de sainte Anne, si chers au coeur de la Sainte- Vierge immaculée, et si féconds en graces, en faveurs surnaturelles, en bénédictions de tout genrell'avais eu d'abord l'intention d'intituler cet opuscule : La Bretagne aux pieds de sainte Anne ; mais il m'a paru que c'était circonscrire en quelque sorte le rayonnement des merveilles de Sainte - Anne d'Auray. Sans doute, les Bretons sont, avant tous les autres, les enfants de la « bonne Mère sainte Anne, » comme ils l'appellent ; mais ils n'ont ja mais ea et ils n'auront jamais la prétention de l'accaparer pour eux seuls. S'ils l'aiment tant, s'ils l'invoquent avec tant de foi, s'ils obtiennent de sa bonté et de sa puissance tant de faveurs et de mi racles, c'est qu'ils la connaissent.
Que je serais heureux si la lecture de ces quel ques pages pouvait attirer à sainte Anne et à son sanctuaire d'autres fidèles que les Bretons, et les initier à ce culte, à cet amour de sainte Anne, si chers au coeur de la Sainte- Vierge immaculée, et si féconds en graces, en faveurs surnaturelles, en bénédictions de tout genrel

Le P. Isaac Jogues de la Compagnie de Jésus - premier apôtre des Iroquois

Le P. Isaac Jogues de la Compagnie de Jésus - premier apôtre des Iroquois

Père Félix Martin

Le P. Joguos a été le premier apôtre des Iroquois et le premier missionnaire victime de leur cruauté. Son court apostolat de six années ne présente rien d'éclatant; mais sa double captivité chez les plus féroces des sauvages du Canada, les horribles supplices qu'il endura, et sa mort tragique offrent le plus magnifique tableau des vertus sublimes de la Religion et de l'Apostolat. Un semblable caractère révèle dans une ame les dons célestes les plus excellents , et prouve qu'elle était préparée depuis longtemps au combat.

Monseigneur Vital

Monseigneur Vital

Père Louis de Gonzague

CHAPITRE PREMIER

L'ENFANT. — LE SEMINARISTE.

(27 novembre 1844 — 13 août 1863.)

Au commencement de Tannée 1534, Lopez de Souza partait de Lisbonne à la tête d'une escadre de vingt navires. Le roi de Portugal, Jean III, lui avait donné pour mission de continuer l'exploration des côtes du Brésil commencée plus de trente ans auparavant par Alvarès Cabrai et Nuno Manoël. Mais on attendait de lui un service plus signalé encore.
Depuis peu de temps, des marins de Honfleur, conduits par Paulmier de Gonneville, faisaient avec les Indiens un commerce de bois et d'or qui s'était rapidement étendu; ils possédaient plusieurs vaisseaux, et quand Lopez de Souza arriva devant Pernambouc, les marins normands y occupaient
un fortin qu'ils y avaient construit.
Cette situation était connue à Lisbonne et l'amiral portugais avait reçu ordre de chasser définitivement les Français d'un pays dont Jean III se considérait le seul maître, depuis le fameux bref de démarcation lancé par le pape Alexandre VI, en mai 1493, pour éviter le heurt sanglant des intérêts espagnols et portugais.

Un missionnaire des Hurons

Un missionnaire des Hurons

Père Pierre Joseph Marie Chaumonot

I.

Enfance. Jeunesse. Voyage à Rome. Passage à Lorette. Guérison. Valet et régent à Terni. Vocation. Noviciat à Rome. Séjour à Florence.

J'ai eu pour père un pauvre vigneron, et pour mère une pauvre fille d'un maître d'école. A l'âge de six ans ils me mirent chez mon grand-père à cinq ou six lieues de notre village , afin que j'apprisse à lire et à écrire . Ils me reprirent ensuite avec eux , mais pour peu de temps , un de mes oncles , qui était prêtre et qui demeurait à Châtillon-sur-Seine , ayant eu la bonté de me prendre chez lui , pour me faire étudier au collège de cette ville-là .

Charles de Foucauld : explorateur du Maroc, ermite au Sahara

Charles de Foucauld : explorateur du Maroc, ermite au Sahara

René Bazin

CHAPITRE PREMIER

JEUNESSE

Le 15 septembre 1858, naissait à Strasbourg Charles- Eugène de Foucauld, dont j'essaierai de raconter l'his- toire. L'enfant n'était pas d'origine alsacienne. Son père, François-Edouard, vicomte de Foucauld de Pontbriand, sous-inspecteur des forêts, appartenait à une famille du Périgord, d'ancienne chevalerie, qui donna des saints à l'Église et de bien bons serviteurs à la France, et dont il importe que je dise ici quelque chose, parce que le mérite des ancêtres, même inconnu, même oublié, continue de vivre dans notre sang et nous porte à l'imitation. D'après le généalogiste Chabault, le nom de Foucauld est connu depuis 970, époque où Hugues de Foucauld, ayant donné une part de ses biens aux abbayes de Chancelade et deSaint-Pierre-d'Uzerches, se retirait du monde, et, afin de se mieux préparer à la mort, entrait au monastère. Un Bertrand de Foucauld, parti pour la croisade avec saint Louis, tombait à la bataille de Mansourah, en défendant son roi contre les musulmans. Un autre, Gabriel, était délégué par le roi François II, pour épouser par procuration la reine Marie Stuart. Jean, chambellan du dauphin, assistait au sacre de Reims, près de Jeanne d'Arc.

L'enseigne de vaisseau, Paul Henry

L'enseigne de vaisseau, Paul Henry

René Bazin

I

l’enfance. l’externat SAINT-MAURILLE. l’École préparatoire de jersey

Paul Henry était le second d’une famille de neuf enfants. Les autres s’appelaient : Jeanne, Joseph, Yves, MarieThérèse, Marguerite, Michel, Louis, Marie-Louise. Il naquit à Angers, le 11 novembre 1876. Et, de ce fait, il appartient assurément à l’Anjou; mais la Bretagne posséderait bien quelque droit également de le compter parmi ses fils, et de revendiquer pour elle un peu de l’honneur qu’il a si hâtivement conquis.

Vie et vertus de saint Louis d'après Guillaume de Nangis et le confesseur de la reine Marguerite

Vie et vertus de saint Louis d'après Guillaume de Nangis et le confesseur de la reine Marguerite

René de Lespinasse

CHAPITRE PREMIER

1226 COURONNEMENT DE LOUIS IX

Le Roi de France, Louis, huitième du nom, mourut à Montpensier. Un mois après, Louis, son fils aîné, à peine dans la douzième année de son âge , fut sacré et couronné Roi de France à Reims, le premier dimanche de l'avent, par la main de Mgr Jacques, évêque de Soissons, l'archevêché de Reims étant alors vacant.

Garcia Moreno président de l'Équateur (Tome 1)

Garcia Moreno président de l'Équateur (Tome 1)

Révérend Père Augustin Berthe

L'ÉQUATEUR AVANT GARCIA MORENO

I

LE PAYS DE GARCIA MORENO.

Quand le voyageur a traversé l'Atlantique, franchi l'isthme de Panama, et fait sur le grand océan un nouveau trajet de deux cent cinquante lieues vers le midi, il arrive enfin à Guayaquil, le port principal de la république de l'Équateur. S'il se tourne alors vers l'orient, il a devant lui, entre les États- Unis de Colombie au nord et le Pérou au sud, la patrie du héros dont nous écrivons l'histoire.
La république de l'Équateur est baignée sur une longueur de deux cents lieues par le grand Océan. Des extrémités de cette frontière occidentale, partent vers le levant deux lignes qui , se rejoignant à trois cents lieues du littoral , forment un immense triangle de huit cent cinquante mille kilomètres carrés , presque le territoire actuel de la France.

Garcia Moreno président de l'Équateur (Tome 2)

Garcia Moreno président de l'Équateur (Tome 2)

Révérend Père Augustin Berthe

SECONDE PARTIE

LA CROISADE CONTRE- RÉVOLUTIONNAIRE

CHAPITRE XV

UN CONTRE TOUS

Au commencement de 1864 , sous la pression des rudes épreuves par lesquelles il venait de passer, Garcia Moreno se demanda s'il lui était humainement possible, de continuer la lutte contre toutes les forces révolu tionnaires de l'intérieur et de l'étranger. Libéraux et radicaux s'obstineraient à détruire le concordat ; les francs-maçons de la Colombie s'uniraient à ceux du Pérou pour fraterniser avec Urbina et organiser de nouvelles invasions : comment maitriser cette meute furieuse avec une armée trop souvent commandée par des traîtres, et une constitution assez inepte pour forcer le pouvoir à se croiser les bras devant l'anarchie ?

Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 1

Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 1

Révérend Père Augustin Berthe

CHAPITRE Ier

ENFANCE ET ADOLESCENCE

1696-1713

La famille des Liguori. — Don Joseph. — Dona Anna Cavalieri. — Naissance d'AIphonse-Marie. — Prédiction de S. François de Hieronymo. — Les ainés et les cadets. — Une mère chrétienne. — Le P. Thomas Pagano. — La congrégation des jeunes nobles. — Un trait de sainteté précoce. — Je dois tout à ma mère. — L'étudiant. — Les langues. — Les beaux-arts. — Les codes napolitains. — Don Joseph et les jeux de cartes. — Le docteur de seize ans.

Dans les dernières années du dix-septième siècle vivaient à Naples deux époux aussi distingués par leurs vertus que par leur naissance : don Joseph de Liguori et dona Anna Cavalieri.
Don Joseph descendait d'une antique et illustre famille. Il y avait des Liguori à Naples avant qu'on n'y vît des rois. Un Marc Liguori gouvernait la cité vers la fin du douzième siècle. Mêlés aux guerres féodales, alliés aux vieilles races patriciennes, les ancêtres de don Joseph comptaient parmi les plus nobles d'entre les gentilshommes napolitains. Il en était fier, et à juste titre. Capitaine des galères royales, le descendant des Liguori n'entendait pas déroger; il espérait bien par son courage et sa fidélité se montrer digne de ses aïeux, occuper avec honneur le siège de la Porta-Nuova, que de temps immémorial les siens avaient illustré, et mériter toujours les bonnes grâces de son auguste souverain, l'empereur et roi Charles VI.

Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 2

Saint Alphonse de Liguori, 1696-1787, Volume 2

Révérend Père Augustin Berthe

CHAPITRE Ier

A ROME

1762

Sainte-Agathe des Goths. — Alphonse évêque nommé. — Renonciation non acceptée. — Maladie du saint. — Départ pour Rome. — Incidents de voyage. — Pèlerinage à Lorette. — Alphonse et Clément Xlll. — L'examen canonique. —Le sacre. — Une métamorphose. —Au Mont-Cassin. — Retour à Naples. —Adieux à Nocera. — Départ pour Sainte-Agathe.

Au pied du mont Taburno, entre Bénévent et Capoue, s'élève la petite ville de Sainte-Agathe, l'antique Saticola, près de laquelle les Romains vainquirent les Samnites dans un combat resté célèbre. D'après les traditions chrétiennes, saint Pierre, en allant de Brindes à Rome, aurait évangélisé cette cité, ainsi que Capoue et Bénévent. Plusieurs fois détruite et réédifiée, on n'en voyait plus que les ruines, quand, au cinquième siècle, les Goths, établisdans ces parages, la rebâtirent et lui donnèrent le nom de sainte Agathe, leur patronne vénérée. Sous ce vocable de Sainte-Agathe des Goths, la cité devint célèbre et compta des évêques illustres, entre autres le cardinal de Montalte, qui ceignit la tiare sous le nom de Sixte-Quint.

La vénérable Anna-Maria Taïgi et la servante de Dieu Élisabeth Canori-Mora, tertiaires trinitaires

La vénérable Anna-Maria Taïgi et la servante de Dieu Élisabeth Canori-Mora, tertiaires trinitaires

Révérend Père Calixte de la Providence

LIVRE PREMIER

I

ENFANCE DE LA VÉNÉRABLE, SON ÉDUCATION, SON ADOLESCENCE, SON MARIAGE.

C'était le 29 mai de Tau 1769. A Sienne, ville antique de la Toscane, une femme vertueuse mais peu fortunée, Maria Masi, épouse du sieur Luigi Gianetti, donnait le jour h une petite fille, que Ton nomma aux fonts baptismaux Anna-Maria-Antonia-Gesualda. Ses parents se firent un devoir de la former bientôt à la pratique de la religion. à la piété. Us mettaient fréquemment sur ses lèvres les doux noms de Jésus et de Marie, et lui faisaient répéter de courtes prières. Le père qui était pharmacien, se voyant ruiné, dut quitter sa patrie et se retira à Rome avec sa compagne et leur unique enfant, qui avait alors à peine six ans. Us avaient fait toute la route à pied, faute de ressources.

Vie de Saint Félix de Valois, prince du sang royal de France

Vie de Saint Félix de Valois, prince du sang royal de France

Révérend Père Calixte de la Providence

DÉDICACE ET PRIÈRE A S. FÉLIX DE VALOIS ILLUSTRE FONDATEUR ET PÈRE BIEN-AIMÉ .

O vous, dont la sainte mémoire restera toujours si douce à vos enfants, daignez , du haut du ciel , guider la plume de celui d'entre eux qui ose entre.
prendre de raconter aux chrétiens de nos jours , les exemples de vertus que vous avez légués à leur imitation.
Hélas! la charité s'est tellement refroidie sur la terre, les prodiges de sainteté sont devenus aujourd'hui si rares, qu'à peine veut-on ajouter foi aux merveilles des temps passés. Puissions- nous, sous vos auspices, contribuer à ranimer les courages, et à réchauffer la piété dans les cours ! Notre narration sera vraie et fidèle, et notre parole simple et dépourvue de toute vaine recherche.
C'est par là seulement que nous pouvons espérer, à défaut de tout autre mérite, de vous faire agréer notre travail, à vous qui, embrasé d'amour pour l'éternelle vérité, avez généreusement foulé aux pieds toutes les grandeurs du monde, pour vous réduire aux pratiques les plus pénibles de l'humilité.
Daignez, ò grand Saint ! combler de vos bénédictions les pieux pèlerins qui viennent, avec un si touchant einpressement, puiser les consolations de la foi daus ces lieux que vous avez illustrés par votre présence, et où reposent sans doute encore vos précieuses reliques.
Daignez surtout, vous qui jadis avez initié, ici même, tant de fervents novices à la pratique des plus sublimes vertus religieuses, accorder vos plus douces faveurs à ceux qui, désabusés du monde, viendront y demander à Dieu la paix de leur conscience, et se consacrer irrévocablement à son service. Nous verrons ainsi, sous votre égide et par votre secours, renaître, dans le sanctuaire toujours de Cerfroid, l'allégresse et la ferveur des anciens jours.

FR. CALIXTE, de la Providence .

Histoire de saint Antoine de Padoue

Histoire de saint Antoine de Padoue

Révérend Père Jean-Antoine At

CHAPITRE I

Naissance de saint Antoine de Padoue. — Sa patrie. — Sa famille. — Présager. — Son baptême. — Son éducation à Vécole des Chanoines de la cathédrale de Lisbonne.

À la fin du douzième siècle de l'ère chrétienne, l'an 1195, un enfant naissait, qui était destiné à être un des plus grands thaumaturges de son temps. II s'appela d'abord Fernandez de Bouillon : le monda devait le connaître sous le nom d'Antoine de Padoue. Le Portugal fut sa patrie. C'est l'antique Lusitanie,sur la plage occidentale de la Péninsule hispanique,encadrée par l'Océan,par le Duro.etles chaînes de montagnes qui la séparent de l'Andalousie et de l'Eslramadure. Elle était chère aux Romains pour la beauté de sa topographie, la pureté de son ciel, la richesse de son sol,et la douceur de ses fruits. Ils y fondèrent des établissements qui durèrent autant que leur gloire. Après eux d'autres conquérants s'en emparèrent : elle était trop poétique,pour rester sans amants.

Aux glaces polaires, Indiens et Esquimaux

Aux glaces polaires, Indiens et Esquimaux

Révérend Père Pierre Duchaussois

CHAPITRE PREMIER

LES FOURRURES

Le Passage de l'Ouest. — Les Fourrures. — La colonie française. —Superficie du Canada. — Etendue de l'ancienne Nouvelle-France. — Les Pays d'en Haut. — Les courenrs-des-bois. — Les Compagnies de la Baie d'Hudson et du Nord-Ouest. — Leur fusion. —Rapports de l'Honorable Compagnie avec les missionnaires. — Pauvre évêque-roi. — Le terrain d'égalité.

Ceux qui furent les élèves des séminaires pu collèges ecclésiastiques, de 1860 à 1900, se souviennent d'un évêque missionnaire, haut de taille, respirant l'humilité, qui s'arrachait parfois à ses solitudes de l'Extrême-Nord américain, pour aller mendier, de par le Canada, la Belgique et la France, des ressources et des apôtres. C'était Mgr Grandin.

Dom Guéranger abbé de Solesmes (Tome 1)

Dom Guéranger abbé de Solesmes (Tome 1)

Un moine bénédictin

CHAPITRE PREMIER

PREMEÈRES ANNEES DE PROSPER-LOUIS-PASCAL GUÉRANGER (1805-1829)

Sur leur déclin, les siècles parfois deviennent maussades, et c'est volontiers sur l'Eglise que s'exerce leur méchante humeur. Avant d'ar- river à la toumiente de violence et de sang qui marqua ses dernières années, le dix-huitième siècle y avait préludé par la destruction et le sacrilège. Les premiers efforts de l'impiété furent dirigés contre la vie religieuse dans son expression la plus entreprenante et la plus active : la compagnie de Jésus. Une vaste conjuration s'ourdit contre elle; les rois y entrèrent. Le Portugal, l'Espagne, Naples, la France, avant même d'avoir arraché à la faiblesse de Clément XIV ce que leur avait obstinément refusé la fermeté de Clément XIII, procédèrent contre les jésuites par les mesures ordinaires de la sécularisation, de la suppression violente, de la spoliation la moins déguisée. Le signal une fois donné, on ne s'arrêta plus. Semblables dans leur vertige à l'homme inconscient qui sape son point d'appui, gouvernements et ministres, ivres de joséphisme, aveuglés par les doctrines nouvelles, en vinrent à se persuader qu'il n'y avait pour eux de sécurité qu'à la condition de se liguer contre l'Eglise et de se défendre contre la liberté de ses institutions. Un pressentiment secret leur disait que la société européenne était menacée; ils se persuadèrent que le péril venait surtout de l'ordre religieux.

Dom Guéranger abbé de Solesmes (Tome 2)

Dom Guéranger abbé de Solesmes (Tome 2)

Un moine bénédictin

CHAPITRE XII

CONCILES PROVINCIAUX, GALLICANISME ET LITURGIE
(1849-1852)

L'année 1849 vit appliquer en France une des plus fructueuses dis- positions du concile de Trente, la tenue des conciles provinciaux. Ce retour à l'ancienne discipline ne pouvait s'accomplir sans se heurter tout d'abord au quatrième des articles organiques où la volonté du Premier Consul avait décrété : « Aucun concile national ou métropolitain, aucun synode diocésain, aucune assemblée délibérante n'aura lieu sans la permission expresse du gouvernement. » Or en France les pouvoirs politiques qui se succèdent et se ressemblent le moins se transmettent pourtant comme un héritage la variété de toutes les dispositions hostiles à l'Eglise. Tout ce qui est limitation de ses droits semble acquis pour toujours. A ce titre le quatrième des articles organiques était cher aux canonistes d'Etat. Précisément à cette heure-là même la santé de M. de Falloux très gravement compromise l'avait éloigné pour un instant des conseils du ministère; il n'en était que plus facile au gouvernement, sans courir le risque d'aucune protestation, de prendre auprès de l'archevêque de Paris une initiative destinée dans sa pensée à sauvegarder les droits de l'Etat. Il invita l'archevêque à solliciter l'autorisation prescrite par l'article quatrième. Mgr Sibour n'eut garde de tomber dans le piège. Il se borna à répondre que demander cette autorisation équivalait pour lui à reconnaître à l'Etat le droit d'empêcher la tenue des conciles et à valider ainsi une loi radicalement nulle contre laquelle Rome n'avait cessé de protester. Un décret du 16 sep- tembre 1849 s'empressa d'octroyer une permission que nul n'avait sollicitée : il autorisait pour l'année courante la tenue des synodes et des conciles provinciaux.