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PHILOSOPHIE

L'Art d'arriver au vrai

L'Art d'arriver au vrai

Abbé Jacques Balmes

CHAPITRE PREMIER .
CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES.

1. Bien penser. Qu'est - ce que la vérité ?
Bien penser, c'est connaître la vérité, ou diriger son entendement par le chemin qui mène à la vérité. La vérité est la réalité des choses . Connaître les choses telles qu'elles sont en elles-mêmes, c'est posséder la vérité ; les connaitre d'une autre façon , c'est se tromper.

Cours de philosophie scolastique (Tome 1)

Cours de philosophie scolastique (Tome 1)

Albert Farges

AVANT-PROPOS

Depuis longtemps déjà, la célèbre formule : il faut traverser Kant, retentissait à la Sorbonne et dans les Revues, commeun glas funèbre. Aujourd'hui que l'exode est terminé, le système de Kant a vécu, au moins en France, et ce ne sont pas les bruyants hourras du centenaire allemand qui le réveilleront dans son tombeau.

Cours de philosophie scolastique (Tome 2)

Cours de philosophie scolastique (Tome 2)

Albert Farges

LIVRE PREMIER DE LA PSYCHOLOGIE TRAITÉ DES FACULTÉS OU DYNAMILOGIE.

L'homme ne saurait agir sans l'intermédiaire de puissances ou facultés, qui, manifestées d'abord par leurs opérations, conduisent ensuite à la connaissance de l'essence même de l'homme. Il nous faut donc commencer par une étude de nos facultés, que nous diviserons ainsi : Section Ier : Des facultés en général, Dynamilogie générale ; Section IIe : Des différentes facultés en parlicnUer, Dynamilogie spéciale ; Section IIIe : Des phénomènes plus spéciaux de certaines facultés, ou origine des idées.

SECTION I
LES FACULTÉS EN GÉNÉRAL,
Pour la clarté de l'exposition , quelques notions sur les puissances en général sont nécessaires ; aussi bien se déduisent-elles déjà de l'Ontologie et de la Cosmologie, mais elles seront éclaircies plus longuement au cours de ce traité. Ces préliminaires peuvent utilement être ramenés à trois chefs ; l. Nature ; II. Propriétés ; III. Division des facultés.

Etudes philosophiques (Tome 1)

Etudes philosophiques (Tome 1)

Albert Farges

Théorie fondamentale de l'acte et de la puissance ou du mouvement

INTRODUCTION GÉNÉRALE
« Velera novis aitgere et perficere. »
Léon XIII.

La théorie de l'Acte et de la Puissance ou du Mouvement est la clef de voûte de tout ce gigantesque édifice cette élevé, à la gloire de la philosophie spiritualisle, par le génie d'Aristote et de S. Thomas d'Aquin.

Etudes philosophiques (Tome 10) : La crise de la certitude

Etudes philosophiques (Tome 10) : La crise de la certitude

Albert Farges

ÉTUDE DES BASES DE LA CONNAISSANCE & DE LA CROYANCE

Le sophiste Zenon ayant nié l'existence et jusqu'à la possibilité du mouvement des corps, un de ses adversaires, Antisthène, pour toute réponse à ses subtils arguments, se contenta de marcher sous les yeux de ce sceptique, surpris et incapable de trouver la réplique.
De même, aux sophistes contemporains qui osent nier la certitude ou la puissance de la pensée humaine à atteindre aucune vérité, nous avons répondu dans tout le cours de ces Etudes philosophiques, en pensant, en raisonnant, et mettant en évidence plus d'une vérité incontestable. Après les avoir vues et comprises, nous ne pouvons plus douter de notre puissance de voir et de comprendre.

Etudes philosophiques (Tome 2) : Perception des sens externes

Etudes philosophiques (Tome 2) : Perception des sens externes

Albert Farges

Les grands docteurs du moyen âge croyaient à la perception immédiate des corps par les sens externes, comme à un fait primitif clairement attesté par la con science ; pour en expliquer le mécanisme, ils y distinguaient trois éléments essentiels : un sujet capable de percevoir ( 1 ), un objet capable d'être perçu, et enfin l'union du sujet et de l'objet dans une action communc.

Etudes philosophiques (Tome 3) : Matière et forme en présence des sciences modernes

Etudes philosophiques (Tome 3) : Matière et forme en présence des sciences modernes

Albert Farges

Une des applications les plus importantes, et aussi les plus originales des notions aristotéliques d'Acte et de Puissance que nous avons exposées ailleurs, est assurément la théorie de la Matière et de la Forme, double élément de la constitution des êtres corporels.
Cette importance, que nous croyons inutile de démon trer à nos lecteurs, parce qu'elle saute aux yeux de quiconque est un peu familiarisé avec la philosophie et la théologie scolastiques, suffirait à nous expliquer pourquoi, vers le milieu de ce siècle, les premiers efforts de rajeunissement des doctrines péripatéticiennes ont visé, tout d'abord, la fameuse question de la Matière et de la Forme, et son application au composé humain.
C'était là un des traits caractéristiques, et comme le point culminant de l'ancienne philosophie, qui, le premier, avait frappé les regards de ses nouveaux explorateurs, et c'est par là qu'ils croyaient pouvoir com mencer leur cuvre de restauration.

Etudes philosophiques (Tome 4) : Vie et l'évolution des espèces

Etudes philosophiques (Tome 4) : Vie et l'évolution des espèces

Albert Farges

« Bien que toute science soit, selon nous, une chose belle et de grand prix, on peut pourtant s'occuper de telle science plus que de telle autre, soit parce qu'elle exige des recherches plus précises, soit parce qu'elle traite d'objets plus relevés et plus admirables ; et, à ces deux titres, nous avons toute raison de placer en première ligne la science du principe de vie. »

Etudes philosophiques (Tome 5) : Le cerveau - l'ame et les facultés

Etudes philosophiques (Tome 5) : Le cerveau - l'ame et les facultés

Albert Farges

Après avoir étudié, à la lumière des sciences modernes,la vieille théorie philosophique de la Matière et de la Forme, d'abord dans les phénomènes physico- chimiques, puis dans les opérations de la vie végétative, il nous faut en poursuivre aujourd'hui l'étude dans les opérations beaucoup plus relevées de la vie sensible et de la vie raisonnable. Ce sera l'objet de ce travail sur le Cerveau et l’Ame.

Etudes philosophiques (Tome 6) : Objectivité de la perception des sens externes

Etudes philosophiques (Tome 6) : Objectivité de la perception des sens externes

Albert Farges

La question de l'objectivité des sens externes ou de la valeur de leurs perceptions a de tout temps vivement préoccupé les philosophes de toutes les écoles.
C'est en effet l'existence du monde extérieur et la possibilité de le connaître qui sont en jeu dans ce redoutable problème, et par conséquent l'existence même et le fondement de toute science expérimentale. Mais pour nous, philosophes scolastiques, cette importance est encore plus grande.

Etudes philosophiques (Tome 7) : Idée de continu dans l'espace et le temps

Etudes philosophiques (Tome 7) : Idée de continu dans l'espace et le temps

Albert Farges

C'est presque une hérésie philosophique, de nos jours, de dire que les corps sont tels qu'ils nous apparaissent, lorsque nous les percevons dans les conditions normales. Le vulgaire les croit étendus en longueur, largeur et profondeur, et situés dans l'es- pace et le temps ; le philosophe moderne au contraire, traite cette évidence avec un sceptique dédain ; et c'est même en cela qu'il s'estime bien supérieur au vulgaire.

Etudes philosophiques (Tome 8) : L'idée de Dieu d'après la raison et la science

Etudes philosophiques (Tome 8) : L'idée de Dieu d'après la raison et la science

Albert Farges

L'idée de Dieu est le point culminant de la pensée humaine ; c'est le problème à la fois le plus relevé et le plus important qui s'impose à notre raison et à notre conscience. Impossible de l'éviter : le silence serait encore une espèce de solution négative, dont l'influence ne serait pas moins décisive dans la direction pratique de notre vie. Aussi l'examen de ce grave problème n'a-t-il été omis par aucune école de philosophes, ni par aucun peuple, à quelque degré de la civilisation qu'on le suppose ; et aujourd'hui encore libres-penseurs ou croyants, malgré leurs divisions profondes, en reconnaissent l'importance capitale.

Etudes philosophiques (Tome 9) : La liberté et le devoir - fondements de la morale

Etudes philosophiques (Tome 9) : La liberté et le devoir - fondements de la morale

Albert Farges

La Morale est la partie de la philosopliie qui a le plus vivement suscité l'activité des esprits contenporains. si l'on en juge par le nombre surprenant et la variété des travaux publiés sur ce sujet, dans la dernière moitié du XIXe siècle; et ce mouvement, loin de se ralentir, semble vouloir s'accentuer encore avec le siècle qui commence.
Les moralistes sont devenus légion, tandis que les métaphysiciens demeurent toujours rares.

L'art de croire, ou Préparation philosophique a la foi chrétienne (Tome 1)

L'art de croire, ou Préparation philosophique a la foi chrétienne (Tome 1)

Auguste Nicolas

PRÉFACE

Je ne dirai pas comme Goethe : « Ce livre est « pour les bons, non pour les méchants ; » car, grâce à Dieu, il n'est pas de méchant déshérité dans ce monde, et il ne m'appartient pas, ici surtout, d'exclure personne. Mais je dirai : ce livre s'adresse à ceux qui sont assez bons pour vouloir devenir meilleurs : ce qui peut arriver chez tous, à diverses heures.

L'art de croire, ou Préparation philosophique a la foi chrétienne (Tome 2)

L'art de croire, ou Préparation philosophique a la foi chrétienne (Tome 2)

Auguste Nicolas

Les raisons sont finies : il s'agit de passer aux moyens ; de passer de la théorie à la pratique. Nous entrons dans une nouvelle région. Jésus-Christ, la Vérité, doit devenir la Voie, pour nous conduire à la Vie ; et comme il est à la fois la Voie, la Vérité et la Vie, cette Voie où nous allons entrer participera de la Vérité que nous venons d'étudier et de la Vie où nous voulons arriver, de la raison et de la foi.

Petit traité pratique des passions humaines

Petit traité pratique des passions humaines

Gérard Blais

PRESENTATION
Ce petit traité pratique des passions humaines s’adresse à tous ceux que la psychologie intéresse. La connaissance de ses propres passions, qui ne le voit? peut aider grandement à se dominer soi-même. Cette connaissance des passions humaines est indispensable aux éducateurs soucieux de se perfectionner dans leur art si délicat; indispensable aux orateurs religieux ou profanes qui s’efforcent de persuader en plus de convaincre; indispensable à tous ceux qui doivent mener les hommes et qui doivent, à cette fin, obéir à la psychologie de leurs sujets pour mieux leur commander. La charité fraternelle doit absolument tenir compte des passions humaines et leur meilleure connaissance peut nous aider à la perfectionner concrètement par la préoccupation de mieux comprendre et respecter les autres pour les mieux aimer.

Joseph de Maistre - Examen de la philosophie de Bacon (Tome 1)

Joseph de Maistre - Examen de la philosophie de Bacon (Tome 1)

Joseph de Maistre

CHAPITRE XVIII.
CAUSES FINALES.
Il n'y a qu'ordre, proportion, rapport et symétrie dans l'univers. Si je laisse errer mes regards dans l'espace, j'y découvre une infinité de corps différemment lunaineux. Ce sont des soleils, des planètes ou des satellites, et tous se meuvent, même ceux qui nous paraissent immobiles. L'homme a reçu le triangle pour mesurer tout : s'il fait tourner sur elle-même cette figure féconde, elle engendre le solide merveil leux qui recèle toutes les merveilles de la science.

Joseph de Maistre - Examen de la philosophie de Bacon (Tome 1)

Joseph de Maistre - Examen de la philosophie de Bacon (Tome 1)

Joseph de Maistre

CHAPITRE PREMIER.
NOVUM ORGANUM, OU NOUVEL INSTRUMENT.
Induction et Syllogisme.

Bacon lui - même nous a tracé le plan d'un examen de sa philosophie ; car d'abord il a manifesté la prétention, renouvelée de nos jours, de refaire l'entendement humain et de lui présenter un nouvel instrument ( 1 ) , fait pour procurer au genre humain des succès inaccessibles à l'ancienne méthode ; puis il a employé sous nos yeux ce même instrument, afin de nous montrer comment on devait s'en servir pour s'avancer davantage dans l'étude de la nature et perfectionner ainsi les sciences physiques : premier, ou plutôt unique objet de toutes ses spéculations. Il faut donc d'abord examiner ce nouvel instrument, et montrer en suite l'usage que Bacon en a fait. En d'antres termes, il faut le considérer d'abord comme législateur , et voir ensuite , puisqu'il a eu la prétention de donner à la fois l'exemple et le précepte, de quelle manière il a exécuté ses propres lois, et jusqu'où il s'est élevé par sa méthode.

Les soirées de Saint-Pétersbourg (Tome 1)

Les soirées de Saint-Pétersbourg (Tome 1)

Joseph de Maistre

PREMIER ENTRETIEN.

Au mois de juillet de 1809, à la fin d'une journée des plus chaudes, je remontais la Néva dans une chaloupe, avec le conseiller privé de T***, membre du sénat de Saint-Pétersbourg, et le chevalier de B***, jeune Français que les orages de la révolution de son pays et une foule d'événements bizarres avaient poussé dans cette capitale. L'estime réciproque, la conformité de goûts, et quelques relations précieuses de services et d'hospitalité, avaient formé entre nous une liaison intime.
L'un et l'autre m'accompagnaient ce jour-là jusqu'à la maison de campagne où je passais l'été.

Les soirées de Saint-Pétersbourg (Tome 2)

Les soirées de Saint-Pétersbourg (Tome 2)

Joseph de Maistre

SEPTIÈME ENTRETIEN.

LE CHEVALIER.
Pour cette fois, monsieur le sénateur, j'espère que vous dégagerez votre parole, et que vous nous lirez quelque chose sur la guerre .

LE SÉNATEUR.
Je suis tout prêt : car c'est un sujet que j'ai beaucoup médité. Depuis que je pense, je pense à la guerre; ce terrible sujet s'empare de toute mon attention, et jamais je ne l'ai assez approfondi.

Sur les délais de la justice divine dans la punition des coupables

Sur les délais de la justice divine dans la punition des coupables

Joseph de Maistre

PRÉFACE.

J'avais conçu d'abord le projet de faire sur le Traité de Plutarque, des Délais de la Justice divine, un travail à peu près semblable à celui que le célèbre Mendelson a exécuté sur le Phédon de Platon ; c'est-à-dire de me servir seulement de l'ouvrage ancien comme d'an cadre où les idées de Plutarque viendraient se placer d'une manière très subordonnée et fondues pour ainsi dire avec celles qu'une métaphysique plus savante nous a fournies depuis sur le sujet intéressant de ce Traité.

La liberté

La liberté

Mgr de Ségur

AU LECTEUR
Je dédie cet opuscule à tous les esprits honnêtes qui aiment la vérité et qui la cherchent sincèrement. Je ne l'ai point fait pour les gens passionnés, pour les hommes de partis. Il s'adresse uniquement aux chrétiens dé voués de cour à l'Eglise et qu'une étude un peu approfondie de ces difficiles matières préservera plus effica cement des erreurs qui ont cours aujourd'hui.