Carte de Vieux Monde

HISTOIRE GÉNÉRALE

Les chinois chez eux

Les chinois chez eux

Abbé Jean-Baptiste Aubry

AVANT- PROPOS.

Ces lettres, destinées à l'intimité, écrites sur tous, les chemins de la contrée la plus reculée de la Chine, en des heures que le missionnaire dérobait à son repos, forment une collection dont nulle autre du même genre n'égala jamais l'intérêt et le charme véritablement exquis.
Nous y avons, peinte au vif, une âme qui se livre dans l'épanchement d'une causerie, avec ses élans, ses pensées, ses impressions de chaque jour ; mais une âme riche entre toutes, d'une pureté par faite, d'une ardeur incroyable, passionnée pour l'immolation d'elle même au salut du prochain, âme de prêtre, d'apôtre, de martyr;
un caur fort, limpide comme le diamant, et d'une tendresse débordante; une intelligence merveilleusement douée, abreuvée aux meilleures sources de la doctrine sacrée, constamment en éveil, et dont les pensées fortes et originales s'incarnaient dans un style prime-sautier, simple, clair, alerte , ému, plein de saveur et d'humour . Tous ces trésors , J.-B. Aubry les sacrifia au service des âmes les plus misérables et les plus abandonnées, dans la pauvre province chinoise du Kouy- Tchéou.

Erreurs et mensonges historiques (Tome 1)

Erreurs et mensonges historiques (Tome 1)

Charles Barthélemy

TABLE DES MATIÈRES.

- La Papesse Jeanne
- L'Inquisition
- Galilée, martyr de l'Inquisition
- Les Rois fainéants
- L'usurpation de Hugues Capet
- La Saint-Barthélemy
- L'Homme au Masque de fer
- Le Père Loriquet
- L'évêque Virgile et les Antipodos

Erreurs et mensonges historiques (Tome 10)

Erreurs et mensonges historiques (Tome 10)

Charles Barthélemy

TABLE DES MATIÈRES.

- Le roman de Christophe Colomb
- La mort du Corrège
- Dante fut-il un hérétique et un révolutionnaire ?
- La sainte Hermandad
- Etienne Marcel
- Le caractère de Charles V, dit le Sage

Erreurs et mensonges historiques (Tome 11)

Erreurs et mensonges historiques (Tome 11)

Charles Barthélemy

TABLE DES MATIÈRES.

- L'Etat c'est moi !
- Froissart est-il un historien partial ?
- La mort de Raphaël
- Un roman à propos de Philippe II
- La vérité sur Urbain Grandier
- Omar a-t-il fait brûler la bibliothèque d'Alexandrie?
- La religion de Shakespeare
- Voltaire historien
- Les Vêpres siciliennes

Erreurs et mensonges historiques (Tome 12)

Erreurs et mensonges historiques (Tome 12)

Charles Barthélemy

TABLE DES MATIÈRES.

- Les Erreurs et Mensonges historiques, devant la Chambre des Députés
- Le roman dans l'histoire
- La légende d'or
- Les imaginations de Varillas
- Les vainqueurs de la Bastille
- Huet, évêque d'Avranches
- La conversion de Turenne
- Fontenelle, libre-penseur

Erreurs et mensonges historiques (Tome 2)

Erreurs et mensonges historiques (Tome 2)

Charles Barthélemy

TABLE DES MATIÈRES.

- Calas
- Courbe la tête, fier Sicambre
- Paris vaut bien une messe
- Philippe-Auguste à Bouvines
- La révocation de redit de Nantes
- Les lettres et le tombeau d'Héloïse
- Bélisaire
- Les enfants de Nemours
- Salomon de Caus

Erreurs et mensonges historiques (Tome 3)

Erreurs et mensonges historiques (Tome 3)

Charles Barthélemy

TABLE DES MATIÈRES.

- Calvin jugé par lui-même et par les siens
- Les crimes des Borgia
- Marie la sanglante
- Tuez-les tous
- Ce que Versailles a coûté à Louis XIV
- Charles Quint s'est-il fait enterrer de son vivant?
- Encore la Saint-Barlhélemy
- Saint-Simon, historien de Louis
- La prison du Tasse
- La poule au pot
- Du rôle politique et moral d'Agnès Sorel
- La restauration et l'étranger
- Les béquilles de Sixte Quint
- Le dernier mot sur le père Loriquet
- Le poète Gilbert est-il mort de misère?
- La lable des volontaires
- La Sorbonne et l'imprimerie

Erreurs et mensonges historiques (Tome 4)

Erreurs et mensonges historiques (Tome 4)

Charles Barthélemy

TABLE DES MATIÈRES.

- Les quatorze armées de Carnot
- Un chapitre des erreurs et mensonges de Voltaire
- Le roman du peintre Lesueur
- La déposition de Louis le Débonnaire
- Mozart libre penseur
- Le grand inquisiteur Torquemada
- A propos de Charles VI et d'Isabeau de Bavière
- Mme de Maintenon et la révocation de l'édit de Nantes
- La vérité sur le père Joseph
- Le vaisseau le Vengeur

Erreurs et mensonges historiques (Tome 5)

Erreurs et mensonges historiques (Tome 5)

Charles Barthélemy

TABLE DES MATIÈRES.

- Mon siège est fait
- Le repas des gardes du corps
- Erreurs et mensonges historiques relatifs à la Papauté et à l'Église
- La vérité sur Jean Bart
- Les crimes de sainte Clotilde
- Les vertus de Brunehaut
- Qu'est-ce que Tartuffe ?
- La religion de Montaigne
- Le dernier banquet des Girondins
- Voltaire et les serfs du Jura
- Fréron et les philosophes

Erreurs et mensonges historiques (Tome 6)

Erreurs et mensonges historiques (Tome 6)

Charles Barthélemy

TABLE DES MATIÈRES.

- De la supériorité et de la prospérité des nations protestantes
- La religion de Buffon
- Savonarole fut-il un hérétique et un révolutionnaire ?
- Les cruautés de Clovis
- L'instruction primaire en France avant 1789
- Le caractère de Richelieu
- La vérité sur le jansénisme
- Le caractère de Louis XIII

Erreurs et mensonges historiques (Tome 7)

Erreurs et mensonges historiques (Tome 7)

Charles Barthélemy

TABLE DES MATIÈRES.

- L'ancienne royauté fut-elle l'absolutisme?
- Comment Louis XV fut-il élevé?
- Le bon roi Dagobert
- Les deux Charles VII
- Louvois esl-il mort empoisonné?
- Monsieur de la Palisse
- La vérité sur l'émigration
- Monsieur d'Malbrough
- Marie de Médicis est-elle morte de misère?
- De la culpubililé de Fouquet

Erreurs et mensonges historiques (Tome 8)

Erreurs et mensonges historiques (Tome 8)

Charles Barthélemy

TABLE DES MATIÈRES.

- Les droits de l'homme au moyen âge
- L'égoïsme de Fontenelle
- La banqueroute de Law
- Jeanne d'Albret est-elle morte empoisonnée?
- Le procès de Marie Stuart
- Un dernier mot sur Fortunat
- Eustache de Saint-Pierre
- Charlemagne savait-il écrire?
- Les derniers jours de Charles IX
- La conspiration de Cinq-Mars

Erreurs et mensonges historiques (Tome 9)

Erreurs et mensonges historiques (Tome 9)

Charles Barthélemy

TABLE DES MATIÈRES.

- Les mystères de Venise
- L'impératrice Marie-Thérèse et madame de Pompadour
- La paix et la trêve de Dieu
- A propos des Vandales et du Vandalisme
- Nous n'irons pas à Canossa
- La vérité sur Télémaque
- Les guerres de religion
- La religion de La Fontaine
- Latude
- Cervantes, libre penseur
- La politique et l'indépendance de Clovis

Les croisades de Saint Louis

Les croisades de Saint Louis

Ernest Gervais

Les Croisades de saint Louis sont un des épisodes les plus intéressants de notre histoire nationale.
Si la Croisade de Constantinople a eu pour mobile l'intérêt , il n'en est pas de même des Croisades de saint Louis.
Le pieux monarque n'a eu d'autre but que la délivrance de la Terre-Sainte, et il n'a eu dans ces grandes entreprises d'autre inspiration que celle de la foi.

Légendes des Croisades

Légendes des Croisades

Jacques Collin de Plancy

PRÉAMBULE. JÉRUSALEM.

O Jérusalem ! l'amour de mon âme , l'ame de mes pensées et de mes désirs, les désirs de mon coeur, le coeur de mes affections et les affections de ma vie, hélas ! c'est vous que je cherche.
Le P. BOUCHER , pèlerin des saints lieux.

Jérusalem, la plus célèbre sans contredit et la plus mystérieuse des cités qui ont brillé sur la terre, était pour les Hébreux ce que Rome est pour nous : le centre auguste de leur nationalité religieuse et le point vers lequel ils tournaient leurs cours pour prier.
Tout enfant d'Israël devait avoir fait le voyage de la ville sainte, et tous ceux qui le pouvaient allaient chaque année y célébrer la Pâque. Là est donc le plus illustre et le plus antique des pèlerinages.
C'est dans cette enceinte qu'aux jours d’Abraham, le roi de Salem ou Solime, au pays des Jébuséens, Melchisédech annonçait le plus adorable de nos mystères, en offrant à Dieu, pour sacrifice, le pain et le vin. C'est là que Jéhova choisit plus tard son sanctuaire. Là tous les prophètes ont raconté cet avenir, écrit depuis dans les saints Évangiles.

Légendes du Moyen Age

Légendes du Moyen Age

Jacques Collin de Plancy

S'il est vrai , comme le dit Albert le Grand , qu'on ne puisse appeler Barbares que les peuples dépourvus de lois , de civilisation , de discipline réglée qui les disposent à bien vivre , le nom de Barbares ne convient qu'aux peuplades devenues entièrement sauvages . Les envahisseurs du quatrième siècle n'étaient pas tombés si bas.
Dans nos livres d'histoire, on fait naître le moyen âge aux invasions des Francs , qui n'étaient pas des barbares ; puis on clôt cet âge de transition à la prise de Constantinople par les barbares véritables : les bandes de Mahomet II méritaient ce nom. Les Francs avaient des lois , des meurs, une civilisation commencée et des règles de discipline . Les musulmans étaient, comme ils le sont encore aujourd'hui, des sauvages campés et toujours prêts à envahir.

Histoire partiale, histoire vraie (Tome 1)

Histoire partiale, histoire vraie (Tome 1)

M. Jean Guiraud

INTRODUCTION
L'HISTOIRE DANS LES MANUELS CONDAMNÉS

Dans sa belle lettre collective du 14 septembre 1909, l'épiscopat français tout entier a condamné, en ces termes, un certain nombre de manuels d'histoire, de morale et d'instruction civique en usage dans beaucoup d'écoles primaires : Usant d'un droit inhérent à notre charge épiscopale (que les lois et les tribunaux chercheraient en vain à nous contester, nous condamnons collectivement et unanimement certains livres de classe qui sont plus répandus; dans lesquels apparaît davantage l'esprit de mensonge et de dénigrement envers l'Eglise catholique, ses doctrines et son histoire. Ces manuels, dont la liste est annexée à la présente lettre pastorale, contiennent une foule de pernicieuses erreurs. Ils nient ou présentent comme vérités insuffisamment démontrées les vérités les plus essentielles, telles que l'existence de Dieu, la spiritualité de l'àme, la vie future et ses sanctions, la déchéance originelle, et ils rejettent par voie de conséquence tout l'ordre surnaturel.

Histoire partiale, histoire vraie (Tome 2)

Histoire partiale, histoire vraie (Tome 2)

M. Jean Guiraud

CHAPITRE PREMIER
le moyen Age et l'esprit humain.

SOMMAIRE. Le Moyen Age, — Ses panégyristes et ses détracteurs. — Le Moyen Age d'après les manuels condamnés. — Activité intellectuelle du Moyen Age. — Ses nombreuses écoles. — La théologie au Moyen Age. —Ses liardiesses. — Abélard et la tolérance.

Beaucoup d'esprits, croyants ou incroyants, considèrent les siècles du Moyen Age comme l'âge d'or de l'Eglise. Ils oublient les difficultés considérables qu'elle eut à vaincre, les hérésies byzantines, la corruption des mœurs et de la discipline, la querelle du Sacerdoce et de l'Empire, l'albigéisme, le grand schisme d'Occident, et ne voient que ses triomphes dans les domaines de la pensée et de la politique. La papauté leur apparaît, avec Grégoire VII et Alexandre lII, soumettant aux pénitences les plus humbles les superbes empereurs ; la théologie s'incarne pour eux en saint Tho- mas mettant en déroute Averroès. Le Moyen Age encore c'est, à leurs yeux, le roi très chrétien saint Louis rendant la justice sous le chênedeVincennesou prenant l'épée pour repousser les Musulmans, ennemis séculaires du nom chrélien; c'est Dante, élevant avec la Divine Comédie, l'édifice gtandiosu de l'epupce théologique; ...

Histoire partiale, histoire vraie (Tome 3)

Histoire partiale, histoire vraie (Tome 3)

M. Jean Guiraud

CHAPITRE PREMIER

L'Édit de Nantes
Le Protestantisme français de 1598 à 1620.

SOMMAIRE. — Partialité des manuels sur la questionprotestante au XVIle siècle. — L'Édit de Nantes. — Faveurs excessives qu'il faisait aux protestants. —Chambres mi-parties. — Etablissements d'instruction et d'assistance. — Places de sûreté. — Nomination de leursgouverneurs. — Entretien de leurs garnisons. — Rai-sons de l'opposition des Parlements à l'Édit. — Lesprotestants veulent se servir de l'Édit contre les catholiques. — Assemblées politiques des protestants. — Le protestantisme « parti d'agression » sous la régence deMarie de Médicis. — Son attitude antidynastique. — Bénéfice de l'Édit refusé aux catholiques par les protestants. — Attentats contre la liberté de culte des catholiques. — Affaires de Béarn. — Guerres de religion rallumées par l'intolérance des protestants. — Jugementde M. Hanotaux.

A plusieurs reprises, nous avons montré, dans le volume précèdent, la sympathie et la faveur que les manuels primaires condamnés prodiguent au protestantisme. Ils considèrent toujours comme de monstrueux attentats les mesures prises contre les protestants par les catholiques, même quand elles étaient purement défensives, et aucontraire, ils trouvent légitimes ou passent sous silence les coups de force des protestants, même quand ils livraient à l'ennemi des territoires français. Les défenseurs de la religion séculaire de la France sont tous présentés comme d'odieux fanatiques et les propagateurs de la religion nouvelle comme des héros.

Histoire partiale, histoire vraie (Tome 4)

Histoire partiale, histoire vraie (Tome 4)

M. Jean Guiraud

CHAPITRE PREMIER
Origine des accusations portées contre les Jésuites SOMMAIRE. — Institution canonique de la Compagnie de Jésus. — Son établissement légal en France malgré la coalition des gallicans. — Jésuites, ordre enseignant. — Décadence des Universités. — Multiplication et prospérité des collèges de Jésuites. — Exclusivisme et galli- canisme de l'Université. — Procès de 1564. — Etienne Pasquier ; son caractère ; ses mœurs. — Procès de 1594. — Antoine Arnauld ; ses origines protestantes ; son ca- ractère. — Violence de sa plaidoirie. — Accusations de Pasquier et d'Arnauld sans cesse rééditées jusqu'à nos jours. — Résumé de ces accusations.

Nulle société n'a été plus combattue que la Société de Jésus. Depuis ses origines, dans la première moitié du xvi^ siècle, jusqu'à nos jours, elle s'est trouvée en butte aux attaques de toutes sortes : attaques de tous les ennemis déclarés de l'Église, protestants, philosophes, libres penseurs, qui la reconnaissaient pour l'un des plus solides soutiens de l'orthodoxie catholique; attaques des gallicans et des jansénistes, qui détestaient en elle la milice consacrée par un vœu spécial au service de la papauté ; attaques de^ gouvernements monarchiques, auxquels les Parlements et les Universités la dénonçaient comme l'adversaire de leur absolutisme centralisateur ; attaques des gouvernements démocratiques, jaloux d'une puissance qui ne se réclamait pas de la volonté populaire et rappelait à l'étatisme révolutionnaire les droits souverains de Dieu et de la conscience religieuse. Pen- dant près de quatre siècles, le procès de la Société de Jésus a été instruit sans relâche ...

Discours sur l'histoire universelle

Discours sur l'histoire universelle

Mgr Bossuet

AVANT-PROPOS.
DESSEIN GÉNÉRAL DE CET OUVRAGE ! SA DIVISION EN TROIS PARTIES.

Quand l'histoire seroît inutile aux autres hommes , iî foudroit ïa faire lire aux princes. Il n'y a pas de meilleur moyen de leur dé- couvrir ce que peuvent les passions et les intérêts, les temps et les conjectures, les bons et les mauvais conseils. Les histoires ne sont composées que des actions qui les occupent, et tout semble y être fait pour leur usage. Si l'expérience leur est nécessaire pouracquérir cette prudence qui fait liien régner , il n'est rien de plus utile à leur instruction que de joindre aux exemples des siècles passés les expériences qu'ils font tous les jours. Au lieu qu'ordinairement ils n'apprennent qu'aux dépens de leurs sujets et de leur propre gloire, à juger des affaires dangereuses qui leur arrivent; parle secours de l'histoire, ils forment leur jugement, sans rien hasarder, sur les événements passés. Lorsqu'ils voient jusqu'aux vices les plus cachés des princes, malgré les fausses louanges qu'on leur donne pendant leur vie , exposés aux yeux de tous les hommes, ils ont honte de la vaine joie que leur cause la flatterie, et ils connoissent que la vraie gloire ne peut s'accorder qu'avec le mérite.

Histoire de la société domestique chez tous les peuples anciens et modernes (Tome 1)

Histoire de la société domestique chez tous les peuples anciens et modernes (Tome 1)

Mgr Jean-Joseph Gaume

DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
A LA FAMILLE, ET A CHACUN DE SES MEMBRES : PÈRE, MÈRE, ENFANT, JEUNE HOMME, VIEILLARD.

Quel mal vous a-t-il fait?

I. L'heure fatale approchait. Les puissances de ténèbres étaient déchaînées; et voilà que tout un peuple, saisi d'un esprit de fureur et de vertige, s'empare du JUSTE . Ses propres disciples, élevés à son école, nourris de son pain, comblés de ses caresses ; ses disciples, qui viennent de lui jurer une fidélité à toute épreuve, l'abandonnent, le renient : un d'eux l'a trahi. Garrotté comme un malfaiteur, il est promené de tribunaux en tribunaux, par les rues d'une grande cité. Hommes, femmes, enfants, magistrats, vieillards aux cheveux blancs, tous sont accourus et forment le tumultueux cortège. Du sein de cette foule, hideuse comme un homme ivre, agitée comme une mer en furie, s'élèvent incessamment des cris de mort. La haine impatiente ne peut attendre la sentence qui doit lui livrer l'innocent. On lui crache au visage, on le soufflette, on le bat de verges, jusqu'à mettre à nu les veines et les os : de la tête aux pieds son corps n'est qu'une plaie.

Histoire de la société domestique chez tous les peuples anciens et modernes (Tome 2)

Histoire de la société domestique chez tous les peuples anciens et modernes (Tome 2)

Mgr Jean-Joseph Gaume

CHAPITRE V.
Tableau de la Famille chrétienne aux premiers siècles de l'Église.

Toute législation étant une règle de mœurs, veut être expliquée suivant l'esprit du législateur, afin de devenir dans les cas particuliers la boussole de chaque individu. Ce commentaire, appendice obligé des lois humaines, devait accompagner la loi divine, avec d'autant plus de raison que le code sacré, régénérateur de la famille, est plus élevé dans son esprit et plus succinct dans ses prescriptions. Aussi les Apôtres sont à peine descendus dans la tombe, que des hommes, héritiers de leur esprit et riches de tous les dons de L'éloqucnce, du génie et de la vertu, s'élèvent de FOrient et de FOccidcnt et deviennent les sublimes interprètes du texte sacré. Toujours respectables, même quand elles sont isolées, leurs explications réunies forment une jurisprudence authentique, dont l'autorité fait loi.