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L'idée du beau dans la philosophie de Saint Thomas d'Aquin

Père Pierre Vallet

L’ouvrage développe une esthétique structurée à partir de la pensée de saint Thomas d’Aquin, en cherchant à en dégager les principes fondamentaux. Le beau est étudié non comme une impression subjective, mais comme une propriété réelle de l’être. L’auteur insiste sur son objectivité face aux théories modernes du relativisme esthétique. Le beau est défini à travers plusieurs principes : unité, variété, proportion, intégrité et clarté. Chacun de ces éléments est analysé comme une dimension constitutive de la perfection d’un être. La variété est présentée comme condition de richesse de la réalité sans perdre l’unité de l’ensemble. L’intégrité assure la complétude de l’objet beau, sans manque essentiel. La proportion exprime l’ordre interne et l’harmonie des parties entre elles. L’unité relie tous les éléments en un tout intelligible. La clarté ou splendeur rend le beau perceptible et intelligible. L’auteur souligne que ces principes ne sont pas arbitraires mais enracinés dans l’être. Une large section est consacrée à la perception du beau par l’homme. Les sens, l’imagination et l’intelligence coopèrent dans la connaissance esthétique. L’intelligence joue toutefois un rôle central dans la saisie du beau. Le sentiment esthétique est analysé comme conséquence de cette connaissance. Le beau est distingué de l’utile, de l’agréable, du vrai et du bien, tout en leur étant lié. L’ouvrage applique ensuite ces principes à l’homme lui-même. L’union de l’âme et du corps est présentée comme source de beauté. L’harmonie des facultés humaines manifeste une unité supérieure. L’univers est ensuite étudié comme ensemble ordonné et harmonieux. La diversité cosmique est unie par des lois communes et une finalité. Dieu est présenté comme sommet de la beauté, perfection absolue et source de toute harmonie. L’art est enfin abordé comme prolongement de la nature et expression de l’idéal. L’artiste ne se contente pas d’imiter, mais interprète et élève le réel. L’art chrétien est présenté comme accomplissement de la beauté dans ses dimensions physique, intellectuelle et morale. L’ensemble constitue une synthèse entre métaphysique, théologie et esthétique classique.

A propos de l'auteur

Le Père Pierre Vallet est un prêtre sulpicien et professeur de philosophie. Son travail s’inscrit dans la tradition thomiste et dans une approche classique de la métaphysique et de l’esthétique. Il cherche à articuler rigueur philosophique et synthèse théologique.

Informations générales de l'ouvrage

  • Titre : L’idée du beau dans la philosophie de Saint Thomas d’Aquin

  • Auteur : Père Pierre Vallet (Prêtre de Saint-Sulpice)

  • Éditeur : Gaume Frères et J. Duprey

  • Date : 1887

  • Nombre de pages : 415

  • Genre : Philosophie, esthétique, théologie

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Table des matières

INTRODUCTION
- Puissance de l’idée du beau
- Difficultés de l’esthétique
- Position de saint Thomas

PREMIÈRE PARTIE : Principes du beau
I. Le beau en soi
II. Variété
III. Intégrité
IV. Proportion
V. Unité
VI. Forme et idéal

SECONDE PARTIE : Le beau et le sujet
I. Perception du beau
II. Sentiment esthétique

APPLICATIONS
I. L’homme
II. L’univers
III. Dieu
IV. L’art

APPENDICES
- Le temple chrétien et les arts
- Le joli, le beau et le sublime
- Le laid et le ridicule

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