La franc-maçonnerie et la question religieuse

Paul Copin-Albancelli

La franc-maçonnerie et la question religieuse

AVANT-PROPOS

Je n'ai aucun motif personnel de haine contre la Franc-Maçonnerie. Au contraire.
Pendant près de six ans que j'ai fait partie de cette association, j'y ai toujours joui delà plus entière considération. J'ai mené à bien à peu près tout ce que j'y ai tenté, si ce n'est lorsque j'ai essayé d'y prêcher la tolérance et le respect de toutes les opinions.
D'autre part, ayant combattu, en 1889, dans un journal de province, la candidature d'un francmaçon radical; ayant travaillé, contre ce francmaçon, à la nomination d'un député conservateur ; ayant écrit dans une feuille indépendanteque « la Franc-Maçonnerie était en proie au vertige de l'intolérance et du fanatisme », non seulement je n'ai pas été expulsé, pour ce fait, de l'association, mais je n'ai été condamné qu'à une peine dérisoire, — trois mois de suspension.