Mgr. Gaume, sa thèse et ses défenseurs

Alexis Pelletier

Mgr. Gaume, sa thèse et ses défenseurs

J'ai lu avec un vif intérêt et un très sensible plaisir la série d'articles publiés dans le Courrier du Canada, sous le titre de Christianisme et Paganisme, C'est, à mon jugement, un magnifique et splendide plaidoyer en faveur de la thèse de Mgr. Gaume ; et je ne sais ce qu'on doit admirer le plus, ou de la profondeur des vues qui y sont émises, ou de la puissante érudition, tant ecclésiastique que profane, qui s'y déploie avec la majesté d'un beau et grand fleuve.
La discussion, soulevée à l'Institut de Montréal, touchant les causes de la Révolution française, a encore fourni à ce journal l'occasion de mettre dans un nouveau jour, en précisant davantage, un des points les plus culminants de cette importante question, je dirai mieux, de celte question vitale. Je félicite donc de tout cœur Mr. le Rédacteur du Courrier du Canada de l'heureuse inspiration qu'il a eue. Qu'on me permette ici d'exprimer un regret : il me semble qu'il y une lacune dans ce travail. J'aurais désiré qu'on nous eut un peu fait connaître ce qu'est Mgr. Gaume, quelles sont les sources où il a puisé les idées renfermées dans son système d'enseignement, et enfin quelles sont les autorités favorables à ce système.