Les conciles généraux (Tome 2)

Mgr Vincent Tizzani

Les conciles généraux (Tome 2)

Coup d'œil sur l'étal de l'Orient et de l'Occident.


A la mort de Pholius, en 891, l'Orient resta infecte des erreurs qu'y avait répandues cet ambitieux Patriarche, afin de se rendre indépendant du Chef de l'Eglise, du Vicaire de Jésus-Christ. Le VIIIe Concile général avait, il est vrai, solennellement proclamé par ses Actes la suprématie du Pontife Romain, en môme temps que la dépendance du Siège de Constantinople à l'égard de Rome; mais l'esprit de Pholius s'était trop incarné dans les Evoques de Byzance, pour ne les pas rendre de fait indépendants du Pape. D'abord, ils ne se séparèrent pas entièrement de l'Eglise Latine; mais le lien qui les retenait encore unis à celle-ci était si faible, qu'il suffisait de la moindre secousse pour le briser. Ils ne s'apercevaient point de l'abîme dans lequel allait tomber l'Eglise Grecque en se séparant de Rome.