Histoire universelle de l'église catholique (Tome 7)

Abbé René-François Rohrbacher

Histoire universelle de l'église catholique (Tome 7)

DE LA MORT DE JULIEN L' APOSTAT, 363, A LA MORT DE L'EMPEREUR VALENS, 378.

Les églises affligées de l'Orient n'attendent leur saint que de l'Occident et de Rome, et les nations barbares commencent à exécuter la Justice de Dieu sur l'empire romain. Par suite des imprudences de Julien, l'armée romaine se trouvait dans une position très-fâcheuse : au delà du Tigre, n'ayant aucun moyen de le repasser ; au milieu d'un pays ennemi, sans provisions et sans moyen de s'en procurer; dévorée par la faim, par la soif, par les ardeurs d'un soleil brûlant; harcelée sans cesse par d'innombrables cavaliers, qui ne combattaient pas moins en fuyant que de pied ferme. La dernière bataille avait été sanglante. Avec l'empereur, on avait perdu quelques-uns des plus braves généraux ; les autres s'assemblèrent pour lui donner un successeur. Il se trouva deux partis : celui de l'ancienne cour et celui de la nouvelle, mais bientôt toutes les voix se réunirent sur Salluste Second, préfet du prétoire d'Orient; il n'avait échappé à la mort dans la dernière bataille, que grâce au courageux dévouement d'un de ses aides de camp; il était païen, mais d'une conduite presque chrétienne. Il refusa l'empire, s'excusant sur sa vieillesse et sur ses infirmités.