La grâce de Dieu et l'ingratitude des hommes

Révérend Père Emmanuel

La grâce de Dieu et l'ingratitude des hommes

I — Gratuité de la grâce.

Au mois de novembre 1894, mourait à Paris un universitaire quelque peu fameux, M. Victor Duruy. Il n’était pas croyant ; mais il paraît que sur ses derniers jours, il se réconcilia avec Dieu, et m ourut chrétiennement. A ce sujet, un journal catholique, de Paris, ce qui n’est pas peu dire, écrivit ce qui suit :
« Nous apprenons que M. Victor Duruy a eu le bonheur, au cours de sa maladie, de mettre sa conscience en règle avec Dieu.
« Cette grâce de la fin est, sans doute, la récom pense des vertus naturelles d’un hom m e à qui il m anquait d’avoir la foi. »
Il y a deux siècles, ces quelques lignes auraient mis en émoi la France chrétienne tout entière : m ille voix se seraient élevées pour défendre la grâce de Dieu si violemment outragée : aujourd’h u i... tout se dit, tout passe.
Nous nous permettons d’élever notre faible voix, et de rappeler à cette occasion à nos lecteurs les notions les plus élémentaires du catéchisme.