Monseigneur Jouin

Chanoine Sauvêtre

Monseigneur Jouin

Ernest Jouin naquit à Angers, 12 rue Saint-Georges, le 21 décembre 1844.
Son père, Amédée Marin Jouin, exerçait depuis douze ans dans la cité angevine sa profession d'ébéniste quand sa femme, Françoise Cousin, originaire comme lui des environs de Château-Gontier, lui donna ce cinquième enfant — le dernier.
L'aîné n'avait vécu que quelques jours. Mais deux fils, et une fille, étaient encore vivants. Celle-ci, âgée de cinq ans, n'allait pas tarder, elle aussi, à s'envoler au ciel. Ernest ne connut donc guère que ses deux frères : Amédée, qui venait d'entrer dans sa onzième année, et Henry, âgé de trois ans, et qu'une infirmité privait de l'usage de ses jambes.
Située au centre d'Angers, tout près de la rue Saint-Laud, la plus commerçante de la ville, dans le voisinage de l'institution Saint-Julien, la rue Saint-Georges offrait à M. et à Jouin toutes les facilités pour l'éducation religieuse de leurs enfants, en même temps qu'elle assurait au jeune artisan une clientèle de choix.